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Informatique et télecoms

Les nouvelles fréquences pour poursuivre le déploiement de la 4G

10 Juillet 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #4G

Les fréquences mises en vente par l'Etat vont permettre aux opérateurs d'accélérer la couverture en très haut débit mobile.

De nouvelles fréquences, d'accord. Mais pour quoi faire ? Depuis plusieurs mois, les opérateurs télécoms pestent contre le calendrier précipité de l'appel d'offres pour l'attribution de la bande 700 MHz, qui va les pousser à casser leur tirelire, quatre ans seulement après la cession de la bande 800. Si le timing n'est pas forcément en leur faveur, ils savent pourtant que ces fréquences sont indispensables pour faire face à l'augmentation exponentielle du trafic de données sur les réseaux mobiles. L'arrivée de la 4G, il y a deux ans, a en effet tiré à la hausse la consommation de « data » sur les réseaux, en démocratisant notamment les usages vidéo. Un abonné 4G consomme aujourd'hui deux fois plus de données qu'un abonné 3G. Et l'écart devrait continuer à croître au fil des ans.

Pour offrir le très haut débit mobile, les opérateurs utilisent aujourd'hui trois bandes de fréquence : 2.600 MHz, 1.800 MHz (uniquement employée par Bouygues Telecom) et 800 MHz. La bande 700 viendra compléter le dispositif existant. Elle revêt toutefois une importance stratégique pour le déploiement de la 4G. Les bandes basses (comme le 700 et le 800 MHz) diffusent en effet plus loin que les bandes hautes. Il faut donc moins d'antennes pour couvrir un territoire donné, et cela coûte donc moins cher aux opérateurs qui veulent étendre leur réseau. Elles permettent aussi d'apporter plus facilement une couverture en très haut débit mobile dans des zones peu denses. Autre avantage : elles pénètrent mieux à l'intérieur des bâtiments. Mais elles sont disponibles en moindre quantité que les fréquences plus hautes, comme le 2.600 MHz. D'où leur surnom de « fréquences en or ». Et l'intérêt qu'elles peuvent représenter pour les opérateurs. Free, qui dispose seulement de fréquences en 2.600 MHz, est celui qui en a le plus besoin pour augmenter rapidement sa couverture en très haut débit mobile.

En attendant la 5G

Si l'attribution de nouvelles fréquences va permettre d'accélérer le déploiement de la 4G sur le territoire, elle représente aussi le prélude à la 5G, l'ultra-haut débit mobile. Difficile de savoir aujourd'hui les services qui seront disponibles avec cette nouvelle génération de téléphonie mobile, encore en gestation dans les laboratoires des équipementiers et opérateurs télécoms, et qui seront exploitables à l'horizon 2020. Les débits seront évidemment accélérés (de 30 à 40 fois plus que la 4G), les volumes de données transitant sur les réseaux seront augmentés (jusqu'à 10.000 fois plus) et la latence (temps de réponse) réduite à 1 milliseconde (soit 50 fois moins). La 5G sera aussi le réseau du futur pour les milliards d'objets connectés appelés à envahir la planète high-tech. Pour absorber la montagne de trafic qui sera déversée sur les réseaux dans la prochaine décennie, les opérateurs doivent d'ores et déjà se préparer. Cela passe, dès maintenant, par l'acquisition d'une quantité suffisante de spectre hertzien


 

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