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Informatique et télecoms

La mutualisation des réseaux entre SFR et Bouygues Telecom enfin sur les rails

31 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #Bouygues Telecom, #Numericable

SFR et Bouygues Telecom ont signé un avenant au contrat présenté en début d’année, qui permet de mieux préciser les contours du partage de réseaux.

Les grands chantiers du nouveau SFR sont enfin sur les rails. Alors que Numericable lance la dernière étape de l’acquisition de l’opérateur, la mutualisation des réseaux mobiles entre SFR et Bouygues Telecom entre aussi dans une nouvelle phase. Selon nos informations, les deux groupes ont signé vendredi dernier un avenant au contrat initialement conclu le 31 janvier 2014. Ce document valide le réajustement du design des réseaux partagés. Interrogé hier, Eric Denoyer, DG de Numericable-SFR, a indiqué « ne pas avoir d’informations encore très précises », mais confirme que « cette mutualisation peut désormais rentrer dans sa réalisation concrète ».

Lors de la signature de l’accord, en début d’année, SFR et Bouygues Telecom ne disposaient pas de toutes les données nécessaires à une définition très précise de la mutualisation. « Il y a beaucoup d’informations sur nos réseaux respectifs que nous avons pu échanger seulement après la signature, et qui ont par conséquent modifié, à la marge, l’architecture du partage. On sait désormais comment placer de façon la plus judicieuse les pylônes pour assurer la bonne couverture et densifier un peu plus le réseau », illustre un des acteurs. Concrètement, les travaux peuvent commencer. Dans les jours prochains, les deux groupes signeront le bail pour la création de la société commune qui aura à charge de gérer le patrimoine de sites partagés et d’optimiser son fonctionnement.

Multiples retards

La concordance des temps entre la signature de l’avenant, vendredi, et le feu vert donné lundi par l’Autorité de la concurrence au rachat de SFR par Numericable ne doit probablement rien au hasard. « Les deux événements sont liés, décrypte un expert du secteur. C’est parce que Numericable était satisfait des remèdes de l’Autorité qu’il était disposé à laisser SFR finaliser l’accord. Sinon, il aurait pu faire traîner les choses. » Ce qui n’aurait certainement pas arrangé les affaires de Bouygues Telecom, qui avait besoin d’avoir un accord ferme, au plus vite, du futur propriétaire de SFR. C’est désormais le cas.

La mutualisation vise à mettre en commun 11.500 antennes de SFR et de Bouygues Telecom sur une zone qui couvre 57 % de la population et plus de 80 % du territoire — les zones « peu denses ». Objectif : augmenter la couverture tout en réduisant les coûts. Les deux opérateurs détiennent 18.500 antennes sur la zone concernée. La première étape consistera donc à démonter les 7.000 antennes en trop. Chaque opérateur exploitera une partie du territoire pour le compte des deux.

Annoncé à l’été 2013, signé en janvier 2014, l’accord avait pris du retard dans sa mise en œuvre avec l’épisode du rachat de SFR, puis le plan stratégique de Bouygues Telecom. Une plainte d’Orange, pour qui ce contrat fausse la concurrence par les infrastructures entre opérateurs, a aussi ralenti les travaux. L’opérateur historique a finalement été débouté par l’Autorité de la concurrence le mois dernier.

Reste tout de même quelques détails à régler au niveau financier. Compte tenu des différences de déploiement dans la 4G entre SFR et Bouygues Telecom, ce dernier, bien plus avancé, chercherait à modifier en partie les termes financiers de l’accord, comme le révélait récemment « Le Figaro », alors que SFR pourra profiter pendant près de deux ans de l’itinérance 4G avec son partenaire. A ce sujet, Eric Denoyer a indiqué que « des accords vont être annoncés rapidement sans remettre en cause le contrat. Des ajustements vont être faits, mais je suis très confiant. »


 
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Numericable accélère le rachat de SFR

29 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #sfr, #Numericable

Le groupe lance aujourd’hui une augmentation de capital de 4,7 milliards d’euros pour financer le rachat de SFR. Elle complète les 8,8 milliards de dette long-terme levée en avril mai dernier.

« C’est parti ! ». Eric Desnoyers, le nouveau directeur général de Numericable-SFR n’a pas caché son excitation ce matin, en présentant à la presse le projet d’augmentation de capital destinée à financer, pour partie, l’acquisition de SFR. « Nous sommes dans la dernière ligne droite, l’augmentation de capital va conduire à une assemblée générale des actionnaires de Numericable pour permettre le closing de la transaction le 27 novembre », a-t-il indiqué.

Désormais, chez Numericable-SFR, le mot d’ordre c’est : « on accélère ». L’augmentation de capital de 4,7 milliards d’euros a été lancée hier pour compléter les 8,8 milliards de dette long-terme levée en avril mai dernier. Concrètement, le groupe va émettre 265,6 millions de nouvelles actions au prix de 17,82 euros, soit une décote de 62,96 % par rapport au cours de clôture de Numericable. 74,6 % des actions sont déjà réservées par Altice, ce qui va lui permettre de prendre 60 % du nouvel ensemble. Vivendi, le vendeur, encaisse 13,5 milliards d’euros et conserve 20 % et le solde (20 %), va être mis sur le marché. Le reste de l’augmentation de capital est garanti par un pool bancaire.

Le numéro deux des télécoms en France

Sans perdre de temps, les dirigeants de Numericable commencent dès aujourd’hui à faire le tour des investisseurs. Et à mobiliser les équipes. Mardi, dès le lendemain du feu vert de l’autorité de la concurrence, Patrick Drahi, président d’Altice, la maison-mère de Numericable, a pris la parole pour la première fois devant les directeurs de SFR. Il lui était impossible de le faire avant d’avoir reçu l’aval du gendarme de la concurrence. « Notre ambition est d’être le numéro un du très haut débit fixe et mobile en France », a déclaré ce matin Eric Desnoyers. Le futur groupe qui naîtra fin novembre va devenir le numéro deux des télécoms français, derrière Orange, avec 6 millions de foyers fibrés et 1,3 million de clients très haut débit.

Le DG du nouveau groupe a insisté sur la complémentarité des deux groupes qui se marient avec d’un côté SFR actif dans le mobile et le DSL et de l’autre Numericable dans la télévision et la fibre. « Un magnifique assemblage qui nous permet de ne pas passer notre temps à enlever des redondances, mais, au contraire, à les marier pour en faire de la valeur sur le marché », selon Eric Desnoyers. La réunion des deux réseaux va donner une belle force de frappe au nouvel ensemble : celui de Numericable avec 10 millions de foyers raccordables dont 6 millions seront fibrés à la fin de l’année. Objectif  : d’atteindre les 12 millions en 2017. Et celui de SFR, un réseau mobile très développé en 3G, beaucoup moins en 4G, et « un réseau long distance qui s’interface parfaitement avec le réseau de fibre optique de Numericable », a souligné le DG du groupe.

« SFR a les autoroutes longues distance de Paris vers toutes les villes de France, en fibre optique, et Numericable a construit les boulevards et les rues en fibre optique dans les villes », illustre Eric Desnoyers. « On va pouvoir relier les deux pour créer très rapidement le plus grand réseau en fibre optique de l’Ouest européen ».

Des offres conjointes Numericable-SFR dès novembre

Ce dernier a souligné « l’urgence » de travailler sur la qualité de service en investissant sur la partie très haut débit du réseau fibre et mobile, alors que SFR est régulièrement pointé du point sur la qualité de ses services. Les futures offres communes Numericable-SFR, très attendues par le marché, seront lancées fin novembre pour profiter des fêtes de Noël.

Parallèlement au mariage des réseaux, Numericable va devoir se plier aux exigences de l’autorité de la concurrence. A savoir l’ouverture de son réseau à ses concurrents, ou encore la cession de la partie mobile d’Outre-Mer Telecom à la Réunion et à Mayotte. La banque Lazard a été mandatée. Le groupe doit aller vite, car le gendarme de la concurrence ne lui laisse qu’une durée limitée -vraisemblablement trois mois- pour céder cet actif.


 
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Aprés échec américain, le rachat de bouygues par free relancé

26 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #Numericable, #Bouygues Telecom, #free, #orange, #telecom

Après l'échec du rachat de T-Mobile US, on aurait pu penser qu'Iliad s'intéresserait de nouveau au cas de Bouygues Telecom. Mais pour le patron de Free, ce n'est plus d'actualité.

La semaine dernière, Xavier Niel a renoncé à son rêve américain. Le groupe Iliad - maison mère de Free - a fini par jeter l'éponge dans le dossier pour le rachat du quatrième opérateur mobile aux États-Unis.

Interrogé à ce sujet au micro d'Europe 1, le patron de Free n'adopte pas vraiment le point de vue de l'échec et considère que l'intérêt porté par Iliad à la filiale de Deutsche Telekom a fait prendre conscience à ce dernier que T-Mobile US est une " bonne affaire ". " C'est une société que Deutsche Telekom avait en vente depuis quatre ans et ils ont arrêté de la mettre en vente. "

De cette péripétie, Xavier Niel préfère retenir que " c'était très sympathique ". " On s'aperçoit qu'on est le seul acteur en France à chercher à avoir une expansion internationale. On avait mobilisé 41 milliards de dollars pour racheter cet acteur (ndlr : T-Mobile US). "

Le non-rachat de T-Mobile US par Iliad a cependant eu pour effet de faire rebondir le titre du groupe en bourse. Les analystes n'avaient pas été convaincus par les perspectives de cet hypothétique acquisition. Qui plus est, cela a relancé les rumeurs de consolidation du marché français des télécoms.

Sur ce point, Xavier Niel a indiqué que le rachat de Bouygues Telecom par Iliad n'est plus d'actualité et n'est pas un objectif. Plus exactement, à la question " est-ce que le rachat de Bouygues Telecom reste une actualité pour vous, reste un objectif ? ", Xavier Niel a répondu non sans s'étendre sur le sujet.

Les négociations secrètes ne se dévoilent pas. Mais la rumeur enfle !!!

Xaviel niel ne va pas se laisser distancer sans rien faire avec la fusion numéricable/SFR

 

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Dématérialisation administration

25 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Dématérialisation

Les administrations sont soumises au code des marchés publics qui les contraint à dématérialiser tout marché dont le montant est supérieur à 90 000€. Elles doivent disposer d'une plateforme de dématérialisation pour mettre en ligne les avis de publicité et dossier de consultation, être en mesure de recevoir les candidatures et offres électroniques puis gérer les échanges avec les entreprises.

A l'heure où l'administration a la possibilité d'exiger une réponse électronique, il est primordial pour elle de choisir une plateforme/un prestataire orienté fournisseurs et pour l'entreprise candidate d'industrialiser son mode de réponse.

Nous proposons aux administrations des plateformes de dématérialisation en conformité avec le code des marchés publics et qui favorisent le dépôt électronique. Pour aller plus loin dans la dématérialisation, nous proposons des outils destinés à accompagner les entreprises dans la constitution d'offres électroniques. Les solutions que nous proposons permettent aux administrations ordonnatrices et aux entreprises candidates de s'affranchir des frais d'impression, de reprographie, des frais postaux et de réduire de 50% le temps de traitement d'un appel d'offres.

Nous proposons des solutions modulaires qui complètent les échanges de documents à valeur légale car il est dans l'intérêt de l'administration et de l'entreprise de maintenir dématérialisée la chaîne de l'achat public pour optimiser au maximum ces économies.

Contact@multiproservices.net

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Le partage de fichiers du coté professionnel

25 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #OODrive

OOdrive a récemment lancé sa toute nouvelle application Oodrive Sync à destination des petites et moyennes entreprises, afin de permettre à tous les collaborateurs d’accéder à leurs fichiers, n’importe où et à n’importe quel moment. Ils peuvent grâce à la solution synchroniser l’ensemble de leurs données depuis tous leurs périphériques et tous les systèmes d’exploitation, afin de pouvoir y accéder quel que soit l’endroit où ils se trouvent, et ce même en mode offline.

Une fois les fichiers stockés sur le cloud et protégés par un cryptage et une clé personnalisée, les utilisatuers peuvent alors les consulter et les partager en toute sécurité. La solution d’adaptera ainsi au quotidien de nombreuses TPME en quête d’un service Cloud pratique et sécurisé et constituera un outil collaboratif idéal pour ces professionnels, en répondant aux problématiques de stockage et de sécurité : synchronisation automatique, partage de fichiers lourds via un simple lien, transferts suivis et faciles, données hébergées en France…

Pour en savoir plus : contact@multiproservices.net

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Des experts en sécurité ont mené l’enquête et découvert l’existence de réseaux de pirates particulièrement bien organisés qui siphonnent les comptes des célébrités dans le cadre d’un business caché.

25 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Cloud gratuit

 
Le scandale des photos de stars nues, qui a explosé à la figure d’Apple il y a quelques jours, n’est que la partie émergée d’un iceberg qui fait vraiment froid dans le dos. Peu de temps après la révélation de ces photos, plusieurs hackers et experts en sécurité - tels que Dan Kaminsky et Nik Cubrilovic - ont voulu savoir d’où venaient ces photos et ce qu’il y avait derrière cette histoire. Leurs enquêtes les ont menés dans le Darknet, cette zone interlope de l’Internet où les cybercriminels s’échangent des biens et des services hors du cadre légal (drogues, armes, cartes bancaires volées...).
Et qu’ont-ils découvert ? Que le vol de ces photos de stars nues est loin d’être une exception, mais une pratique ancrée dans le Darknet depuis des années. Et que cette « activité » n’est qu’une partie d’une économie de marché bien huilée où la matière première est la donnée personnelle et la réserve d’exploitation le cloud.
© Dan Kaminsky
Récupéré par Dan Kaminsky, ce post anonyme explique le fonctionnement d’un réseau d’échange de photos de stars nues (« celeb n00d »).
agrandir la photo

Un travail bien fait

Dans cet écosystème, le partage des tâches est de rigueur. Il y a ceux qui font l’ingénierie sociale pour cerner une personne : nom, adresse mail, anniversaire, relations, etc. D’autres vont utiliser ces informations pour identifier un compte cloud et le pénétrer. D’autres encore vont le dévaliser et archiver soigneusement ces données, pour les troquer ou les vendre aux potentiels intéressés pour une poignée de bitcoin. Côté « client », évidemment, les intérêts divergent. Certains veulent récupérer des données bancaires, d’autres préfèrent collectionner des photos de stars dénudées.  
Toutefois, les experts cités plus haut pensent que les récentes photos dévoilées sont le résultat d’une grosse erreur. En effet, ces échanges se font toujours de manière discrète. Les pirates n’ont aucun intérêt à ce que ce petit trafic entre amis se sache, car cela pourrait compromettre les accès des comptes déjà récupérés. Il est beaucoup plus « profitable » de siphonner le compte d’une célébrité en douce et dans le temps. Dans le cas présent, il semblerait qu’un ou plusieurs nouveaux membres de ce réseau de collectionneur aient cherché à faire de l’argent facile avec ses photos en les proposant hors du circuit habituel. Et c’est ainsi que l’histoire est apparue au grand jour.
© Nik Cubrilovic
Une proposition indécente d’un pirate : pour voir cette photo de l’actrice Amber Heard en clair, il faut payer 100 dollars.

iCloud est une cible de choix

Mais pourquoi Apple est-il tombé dans cette tourmente ? A priori, les pirates n’ont rien contre Tim Cook et son entreprise : ils se jettent sur tout et n’importe quoi : Google, Dropbox, Yahoo... Mais les comptes iCloud représentent, néanmoins, des cibles de choix dans cette chasse à l’image. Positionnés dans le haut de gamme, les appareils d’Apple sont utilisés par de nombreuses célébrités. Par ailleurs, il se trouve que le stockage des photos dans iCloud se fait par défaut lorsqu’on active ce service de sauvegarde. Inversement, l’authentification forte à deux étapes n’est pas activée par défaut sur un compte Apple, alors qu’elle permettrait d’empêcher son piratage. Globalement, Nik Cubrilovic estime que les mécanismes de sécurité mis en place par la firme ne sont pas suffisants. « Les comptes Apple semblent particulièrement vulnérables en raison du processus de récupération, des exigences de mot de passe et de la facilité à associer une adresse électronique à un compte iCloud », explique-t-il.
Quelle est l’ampleur de ce phénomène ? Difficile à dire. Selon une source de Dan Kaminsky, les photos provenaient d’un « petit réseau underground ». Pour y entrer, il fallait montrer patte blanche. Nik Cubrilovic estime que les récentes photos dévoilées faisaient partie d’un répertoire de plus de 400 photos relatives à une douzaine de célébrités. Et ce répertoire devait faire partie d’un dépôt qui concernait plus d’une centaine de personnes. Mais des réseaux comme celui-ci, il en existe certainement d’autres. « C’est fou ce qu’il y a comme piratage. Chaque jour, on peut se connecter sur des douzaines de forums de partage d’images de ce type », souligne Nik Cubrilovic.

Les particuliers en font aussi les frais

Pour les stars, cette histoire est évidemment une très mauvaise nouvelle. Elles ont intérêt à se faire conseiller le plus rapidement possible sur la sécurité et la confidentialité de leurs données. Mais c’est également effrayant pour Monsieur et Madame Toutlemonde. Dans leur enquête, les experts ont vu que les pirates ne ciblaient pas seulement les comptes de célébrités, mais aussi des quidams, sur la base d’informations données par l’une de leurs connaissances. Un peu comme si on engageait un prestataire...
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Le paiement mobile, peu d’utilisateurs pour une relation client redéfinie

19 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #paiement sans contact

Alors que les consommateurs français sont pour l’instant peu emballés par les systèmes de paiement mobile, Apple pourrait mettre en lumière l’usage. Pour les commerçants, il s’agit d’intégrer cette étape finale au sein d’un parcours-client plus riche.

Lundi prochain, les possesseurs d’iPhone 6 pourront commencer, chez certains commerçants aux Etats-Unis, à payer leurs courses simplement en présentant leurs smartphones au-dessus d’une borne, sans contact. Pour eux, plus besoin de sortir la carte bancaire. Ce système, baptisé Apple Pay, devrait arriver en Europe dans le courant de l’année 2015.

Au-delà du cercle des utilisateurs d’iPhones dernier cri, c’est peut-être le début du décollage pour le paiement mobile, cette nouvelle façon de régler sa baguette de pain, son café ou son repas du midi. Apple avait déjà fait le coup avec les tablettes tactiles : créer la demande grâce à sa force marketing quand bien même le marché vivote depuis plusieurs années. Mais cette fois-ci, les consommateurs Français vont-ils suivre ? Contrairement à l’iPad qui était une totale nouveauté, le paiement mobile n’est pas inconnu en France… Sans succès pour l’instant.

Paiement mobile  : un succès mitigé mais de grands commerçants se lancent

Avant Apple Pay, plusieurs expérimentations du paiement mobile avaient déjà était faîtes. Comme à Nice en 2010 . Cette année, Orange déploie progressivement Orange Cash, pour l’instant limité aux villes de Caen, Strasbourg et Renne. De son côté, Paypal essaie plusieurs scénarios de paiement mobile avec des restaurateurs de Nancy . Mais les consommateurs ne se bousculent pas. « En pourcentage, la proportion d’utilisateur qui payent avec leur mobile en magasin se compte sur une seule main », relève Axel Droin et Morand Studer, consultants spécialistes de la mobilité pour le cabinet Eleven à propos de ces tests. Seule exception à ce constat plutôt négatif, la start-up Lydia constate que son application de paiement via mobile séduit 50.000 utilisateurs, principalement dans les campus universitaires.

Malgré ces expérimentations aux résultats mitigés, de grandes chaînes de commerce se lancent. Bientôt, les restaurants La Pataterie proposeront à leurs clients de payer via Lydia. Mi-septembre, Auchan a annoncé le déploiement en 2015 de son application Flash’N’Play dans 120 hypermarchés (en flashant un QR code sur le ticket de caisse, le consommateur enregistré paye son charriot de course). D’après Challenge, Starbucks France devrait bientôt annoncer le lancement d’une application permettant à ses clients de payer leur café en présentant leur smartphone. Ces déploiements ne sont pas compliqués : la plupart des terminaux de paiement sont maintenant compatibles NFC, l’une des technologies qui permet le paiement sans contacts via smartphone. « Et ces équipements ne coûtent pas beaucoup plus cher que les anciens terminaux de paiement », note Axel Droin. Objectif affiché de tous ces services : améliorer l’expérience-client et accroître la fidélité.

Le paiement mobile  : un service au-delà de la carte bancaire

Premier espoir, raccourcir les files de caisses. Sans que cela soit vérifier par la pratique, il est admis que le paiement en pianotant sur un smartphone prendra quelques secondes de moins que de payer par carte bancaire ou en espèces. Avant que le paiement mobile devienne d’usage, ce sera probablement l’inverse : le temps pris par les clients qui testeront pour la première fois un tel système rallongera probablement l’attente avant la sortie du magasin.

Plus intéressant pour les commerçants, le paiement mobile permettra de lier fidélité et paiement. Car le paiement mobile ne constitue qu’une part de l’expérience-client. « Pour que le paiement mobile se généralise, il faut inventer des services qui aillent au-delà de la carte bancaire », souligne Bruno Massiet de Biest, patron de Plyce, une start-up qui veut aider les magasins à moderniser la vente. Par exemple, les bons de réduction attribués aux clients pourraient directement être déduits de son paiement grâce à une application mobile complète qui recenserait les coupons du consommateur et lui permettrait de régler ses achats. Du coup, le consommateur n’aurait même plus besoin d’y penser.

Ces stratégies marketing sont de plus en plus omnicanales (web et physique). Le mobile devient alors d’autant plus central. « Avec le m-commerce et les systèmes type Apple Pay, le même outil, le smartphone, servira à payer en magasin et en ligne », retient Jérôme Letu-Montois, directeur du salon E-commerce Paris .

Une relation-client personnalisée grâce à l’historique de paiement

Pour les entreprises qui développent leurs propres applications de paiement mobile, il serait également possible d’agréger un maximum d’information sur chacun de ses clients. Payé via mobile, chaque ticket de caisse sera associé à un consommateur ce qui permettra de lui proposer, sur son smartphone, des promotions personnalisées. Et de constituer un historique. « Le paiement mobile donne aux commerces physiques les armes que les e-commerçants ont depuis longtemps », poursuit Bruno Massiet du Biest. Le terme n’est pas joli : certains évoquent une curation sur les consommateurs, grâce à ses données personnelles.

Il est probable que les clients fidèles d’une enseigne la laissent lister ses achats si le service rendu en contrepartie est de qualité. Mais d’autres obstacles se dressent devant le paiement mobile. « Dans le cas d’Apple Pay, il faudra, au début, accepter de montrer à tout le monde son smartphone haut de gamme », souligne Morand Studer. Deuxième freins : « Les consommateurs français sont habitués à leur carte bancaire, réputée sûre contrairement à leur smartphone, et qui ne prend pas de place dans leur portefeuille », constate Bruno Massiet de Biest. Ouf, Apple n’aura pas la peau des maroquiniers.

Google Wallet vs Apple Pay : le non-match
En 2011, Google lance son wallet, un portefeuille électronique qui permet lui aussi de payer avec un smartphone. Septembre 2014, Apple annonce Apple Pay. Quelle différence entre les deux services ? Pourquoi Apple suscite des espoirs pour l’émergence du paiement mobile quand Google a laissé le marché presqu’indifférent. « Contrairement à Google Wallet qui était restraint aux Etats-Unis, Apple Pay touchera les consommateurs du monde entier, explique Axel Droin, mais surtout le numéro de carte bleue des clients Apple est forcément connu par le géant américain alors que Google n’a pas accès à cette information pour tous les utilisateurs d’Android ». De quoi faciliter la diffusion du service.
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Cette nuit en Asie : un wifi cinq fois plus rapide

19 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #wifi ultra rapide, #wifi, #samsung

Samsung annonce la mise au point d’une nouvelle technologie wifi atteignant un débit de 575 mégabits par seconde.

Samsung Electronics affirme qu’il a développé une technologie wifi permettant des échanges de données cinq fois plus rapides que ceux actuellement proposés par les appareils connectés. Dans un communiqué, diffusé hier, le numéro un mondial de la téléphone mobile assure qu’il sera désormais possible de télécharger sur son smartphone, son ordinateur portable ou encore sa tablette des données à une vitesse de 575 mégabits par seconde (Mb/s) alors que la technologie wifi actuelle offre une “vitesse” de 108 Mb/s. Avec une telle vélocité, il serait possible d’envoyer ou de recevoir un film de 1 Go en seulement trois secondes, assure le groupe sud-coréen. A cette vitesse, les films en haute définition, dont chaque image est très “lourde” en données, pourront aussi être regardés en streaming sans aucun décalage. Pour atteindre ces performances, Samsung utilise une fréquence d’émission bien supérieure aux standards habituels. Actuellement, les bornes internet émettent un signal sur 2,4 ou 5 Ghz. Samsung Electronics utilise lui la bande des 60 GHz à laquelle de nombreux groupes se sont déjà intéressés mais se sont heurtés à des problèmes de perdition de signal ou à la faible pénétration des données diffusées. “Nous avons réussi à dépasser les barrières de la commercialisation de la fréquence des 60 Ghz et nous allons bientôt commercialiser cette technologie révolutionnaire”, s’est réjoui Kim Chang Yong, le directeur de la recherche et du développement chez Samsung Electronics. Les premiers appareils Samsung équipés de cette nouvelle technologie wifi devraient être mis en vente dès l’an prochain. Le groupe évoque déjà de nouvelles opportunités pour l’électronique médicale, les télécommunications ou dans le secteur des “maisons intelligentes”.

Le typhon Vongfong fait des dizaines de blessés au Japon

 
 

Après avoir frappé, hier, l’île d’Okinawa, le typhon Vongfong, présenté par les météorologues comme le plus puissant enregistré cette année dans le monde, se rapproche du cœur du Japon et devrait atteindre Tokyo dans la soirée. Selon les autorités nippones, ses rafales violentes, qui ont dépassé ces dernières heures les 200 km/h et ses pluies diluviennes ont déjà fait 44 blessés et probablement un mort dans le pays. Dimanche après-midi, trois Chinois avaient été emportés par de gigantesques vagues à Shizuoka, dans le centre de l’Archipel. Deux d’entre eux avaient pu être rapidement sauvés mais les secours n’ont encore pas pu retrouver la troisième personne happée par les flots. Alors que le typhon se rapproche des grandes agglomérations sur l’île principale du pays, les transports en commun sont de plus en plus désorganisés. Plus de 300 vols ont, pour l’instant, été annulés. Les autorités publiques estiment que le cyclone va perdre en intensité dans les prochaines heures et que ses rafales de vent seront moins spectaculaires lorsqu’il touchera la capitale au milieu de la nuit.

Le commerce extérieur, bouée de sauvetage pour Pékin

Certes, l’excédent commercial chinois publié, ce matin, pour le mois de septembre, est inférieur à celui du mois d’août : il s’est établi à 31 milliards de dollars, alors qu’il avait flirté avec les 50 milliards un mois plus tôt. Certes, les économistes anticipaient un chiffre supérieur. Malgré tout, ce chiffre constitue un signal positif pour les autorités chinoises. Dans un contexte de ralentissement prononcé, la hausse des exportations est nette : elle est de 15,3% sur un an, contre une accélération de moins de 10% un mois plus tôt. Si le solde se réduit, c’est donc parce que les importations ont connu une dynamique positive, augmentant de 7% le mois dernier. Une information encourageante : au cœur de l’été, les importations connaissaient, au contraire, une dynamique négative qui traduisait le marasme interne. Le net rebond des importations pointe essentiellement un rebond du cycle du commerce, car la plupart des importations à la hausse sont liées aux industries exportatrices. Leur carnet de commande rend donc à se remplir. Il est donc trop tôt pour percevoir le signe d’un regain de dynamisme interne à l’économie chinoise. Mais à n’en pas douter, la tendance est positive pour le secteur exportateur. Toutes les statistiques publiées récemment pointent au contraire un ralentissement de la croissance chinoise, en raison d’un coup de frein du marché immobilier et du passage à vide qui en résulte pour le secteur industriel. Ce weekend, plusieurs officiels chinois de premier plan se sont employés à rassurer sur l’état économique du pays. Le Premier ministre Li Keqiang a écarté l’hypothèse d’un atterrissage brutal, tandis que le numéro un de la Banque centrale, Zhou Xiaochuan, promettait que la croissance chinoise se maintiendrait à un « rythme stable ».

La situation plus bloquée que jamais à Hong Kong

Alors que les manifestants entament aujourd’hui leur troisième semaine de blocage dans l’ancienne colonie britannique, la perspective d’une sortie de crise semble plus lointaine que jamais. La police a retiré des barricades, sans pour autant chercher à déplacer les manifestants eux-mêmes. Ces derniers ont été galvanisés par un regain de mobilisation au cours du weekend, mais se heurtent à un mur d’incompréhension et de fermeté. Le gouvernement, qui devait s’entretenir avec des leaders étudiants, a annulé les discussions, au motif que ces derniers avaient appelé les manifestants à se déployer sur de nouveaux sites. Dans la foulée, le chef de l’exécutif, C-Y Leung a prévenu qu’il n’y avait, selon lui, « aucune chance » que la Chine accepte de revenir sur sa décision, à l’origine des manifestations, selon laquelle l’élection du prochain chef de l’exécutif se ferait parmi une liste de candidats établie par le pouvoir central chinois. Le chef de l’exécutif a ajouté qu’il n’envisageait pas de démissionner, arguant que ce geste ne résoudrait en rien le problème. C-Y Leung cristallise pourtant les mécontentements, et est considéré par les plus critiques comme le principal responsable de la dégradation du climat politique hongkongais.

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Une carte SIM Apple dans l'iPad ? Le roi des puces Gemalto dévisse

18 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #carte SIM

Le nouvel iPad Air 2.
Le nouvel iPad Air 2. (Crédits : Reuters)
Delphine Cuny
Le nouvel iPad Air 2 est pré-équipé d'une carte SIM d'Apple lui-même, ce qui lui permet de se passer des cartes physiques appartenant aux opérateurs. Le spécialiste des puces Gemalto a chuté de 10% en Bourse ce vendredi.

Tim Cook et les autres dirigeants d'Apple n'en ont même pas parlé jeudi soir en dévoilant le nouvel iPad Air 2. Et pourtant la nouveauté a de quoi faire trembler plus d'un acteur de l'univers des télécoms. La nouvelle tablette est enfin pré-équipée d'une « nouvelle SIM Apple » indique le site américain de la marque à la pomme: cette carte SIM « vous donne la flexibilité de choisir au sein de différents de forfaits de courte durée auprès d'une sélection d'opérateurs aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, directement sur votre iPad », explique Apple. « A chaque fois que vous en avez besoin, vous pouvez choisir le forfait qui vous convient le mieux, sans engagement de long terme » fait valoir la firme californienne et « lorsque vous voyagez, vous pourrez sélectionner un forfait de données d'un opérateur local pour la durée de votre séjour. »

Pour le coup, il s'agit d'une vraie révolution dans le domaine de la téléphonie mobile, les opérateurs étant très attachés à la propriété de la carte SIM, qui fait le lien direct avec l'abonné. Mais c'est l'action du français Gemalto, dont une partie de l'activité est précisément de concevoir les cartes SIM sécurisées des opérateurs, qui décroche : -10,9% à la clôture ce vendredi.

 

Contourner les opérateurs

Les opérateurs français ne sont donc pas - pour l'instant - concernés. Aux Etats-Unis, AT&T, Sprint et T-Mobile, mais pas le numéro un Verizon Wireless, participent à ce programme "Apple SIM". C'est une révolution aux Etats-Unis où les appareils, smartphones et tablettes, sont verrouillés et compatibles avec un seul opérateur à choisir dès l'achat, en partie pour des raisons techniques de normes 3G. Il y a quatre ans, Apple avait mis la planète mobile en émoi lorsque la rumeur avait circulé qu'il travaillait sur un projet de « soft SIM », une carte SIM logicielle permettant à Apple de contourner les opérateurs. Certains en avaient même conclu que le géant de Cupertino voulait devenir lui-même opérateur, peut-être sous la forme de contrat MVNO (opérateur virtuel achetant des minutes ou des gigaoctets en gros). Un projet qu'Apple aurait exploré justement avec Gemalto à l'époque, mais jamais confirmé officiellement. Les relations avec les opérateurs semblaient s'être apaisées depuis qu'Apple avait collaboré pour la conception de la carte micro SIM.

 

Une « bombe atomique » sapant le modèle économique des opérateurs

Aux yeux des experts de Juniper Research, c'est une « bombe atomique  pour le secteur »: si un tel dispositif était étendu au marché des smartphones, « le modèle économique actuel des opérateurs mobiles de réseau serait sapé », les consommateurs pouvant changer à leur guise de forfait en fonction des dernières promotions, intensifiant ainsi la concurrence. « Permettre aux consommateurs de changer potentiellement d'opérateur tous les deux ou trois mois en quelques minutes bouleverserait complètement leur modèle » considère James Moar, de Juniper. Et ce en particulier aux Etats-Unis, où l'essentiel des consommateurs sont engagés pour deux ans. En revanche, en France, 57% des abonnés mobiles sont libérés de tout engagement.

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L’implantation de puces RFID sous-cutanée désormais autorisée sur des individus aux USA !

18 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #puce sous-cutanée, #RFID

 Ça y est ! Et ce qui devait arriver arriva …. Plus rien ne sera plus comme avant ,nous sommes au commencement d’une révolution, celle de BID DATA et de BIG BROTHER , vers la fin de la vie privée : l’homo sapiens sapiens va évoluer vers  » l’homo electronicus code barre » (si vous avez mieux  à proposer …) où l’homme va devenir un code barre et un Gps ambulant qu’on pourra lire depuis n’importe où, dont l’espace…  bienvenus dans le meilleur des mondes ;  Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Les hôpitaux américains ont le feu vert pour injecter à leurs patients une puce qui les aidera à consulter rapidement leur dossier médical. L’agence de sécurité sanitaire du pays a donné son accord. D’autres États testent cette technologie.

SAN FRANCISCO – L’agence de sécurité sanitaire américaine (Food and Drug Administration, FDA) autorise désormais l’usage de puces à identifiant radio RFID dans le corps humain – à des fins de suivi médical dans les hôpitaux. L’information a été communiquée cette semaine par Applied Digital, fabricant californien de ce type de produits. Il indique que l’administration fédérale a rendu son verdict au terme d’une année d’étude.

De la taille d’un grain de riz, les puces à signal radio sont injectées à l’aide d’une seringue dans le bras des patients. Les données ne sont pas contenues dans la puce proprement dite, mais dans une base de données distante. Pour récupérer les informations – identité de la personne, son groupe sanguin ou sa pathologie –, le personnel médical utilise un scanner. Il lit les données dans la base grâce au numéro de série unique dont chaque puce dispose.

Avec son produit phare baptisé Verichip, la société Applied Digital indique cibler, par exemple, les personnes atteintes de la malades d’Alzheimer, de diabète, de troubles cardiovasculaires ou autres nécessitant des traitements lourds.

Implantées comme système de sécurité au Mexique

Pour l’heure, les puces n’ont pas encore trouvé leur place dans les hôpitaux américains, poursuit un représentant de la société. Pour les inciter à les adopter, elle compte tout bonnement faire don de scanners, coûtant 650 dollars l’unité, à 200 centres de traumatologie.

D’autres pays ont en revanche déjà adopté la technologie. Au Mexique, plus de 1.000 patients se sont fait implanter une puce Verichip. Et le ministère italien de la Santé les teste dans plusieurs hôpitaux.

Mais les produits conçus par Applied Digital trouvent d’autres applications que l’on pensait jusqu’ici réservées aux animaux ou aux produits. Des sociétés les utilisent comme outils d’authentification pour renforcer la sécurité et le contrôle d’accès. Toujours au Mexique, le ministre de la Justice et 200 de ses collaborateurs se sont fait injecter une puce pour contrôler l’accès aux zones sensibles où des documents confidentiels sont conservés.

En juillet dernier, Applied Digital indiquait avoir vendu environ 7.000 de ses Verichips; sur ce nombre, 1.000 ont été injectées dans des corps humains, selon l’entreprise. Elle s’est refusée à fournir des chiffres plus récents, ainsi que le prix de ses puces.

Risques de fuites incontrôlées

Dans son étude, la FDA s’est penchée sur les enjeux que pose cette technologie pour la vie privée, indique Applied Digital. Notamment les risques éventuels de divulgation des informations médicales personnelles sans autorisation. Mais ce feu vert n’est pas là pour rassurer les défenseurs des libertés individuelles.

C’est le cas de Roger Clarke, un activiste australien qui s’oppose depuis plus de dix ans à ce type de technologie. «On va d’abord mettre une puce aux personnes qui sont régies par les institutions, car elles sont prisonnières et on a un pouvoir sur eux. Mais viendra ensuite le tour des grands-mères atteintes de sénilité.»

Et d’alerter également sur les risques de fuites au quotidien, entre la puce et tout capteur de signal radio. En effet, étant donné le nombre croissant de scanners RFID qui vont se développer un peu partout dans notre vie quotidienne, les risques de dérapage sont très importants, renchérit David Vaile, directeur d’un institut de recherche juridique (Cyberspace Law and Policy Centre) de l’université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie. Sans compter qu’une fois en place, difficile de retirer une puce.

Quoi qu’il en soit, il estime qu’un palier a été franchi dans les esprits, et c’est peut-être le plus important: «Si vous sautez dans de l’eau bouillante, vous en ressortirez aussitôt. Mais votre réaction ne sera pas la même si l’on élève la température progressivement. On a l’impression d’être passé aujourd’hui au niveau supérieur, et l’eau n’est plus du tout à température ambiante – elle se réchauffe carrément».

Enfin ce juriste note que la loi américaine Patriot Act, nouveau socle légal de la lutte antiterroriste aux États-Unis, demeure floue concernant les types d’informations qui sont protégés, ou d’ores et déjà en circulation…

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