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Informatique et télecoms

La fin du vieux téléphone fixe prévue en 2022

20 Février 2015 , Rédigé par Informatelecom

Au final, lil sera toujours possible téléphoner via une ligne fixe, mais sur le réseau fibre.

 

La transition des réseaux d'hier à ceux d'aujourd'hui se fera progressivement, au fil du déploiement de la fibre.

La fin d'une époque. Les jours des bons vieux téléphones branchés sur le réseau de l'ex-France Télécom sont comptés. Les fameuses prises en «T» qui ornent les murs de tous les foyers français ne serviront plus à rien. Dans un rapport remis au ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, et à la secrétaire d'État au Numérique, Axelle Lemaire, Paul Champsaur, président de l'Autorité de la statistique publique, préconise l'arrêt du réseau cuivre au profit de la fibre. La transition des réseaux d'hier à ceux d'aujourd'hui se fera progressivement, au fil du déploiement de la fibre. La couverture intégrale du territoire en fibre est prévue pour 2022. D'ici là, la mission présidée par Paul Champsaur recommande la création d'un statut de «zone fibrée». Dès lors qu'une commune y accédera, ce sera le signal d'extinction du cuivre sur cette zone. Une façon efficace d'inciter les consommateurs à changer d'abonnement. L'État a d'ores et déjà promis de veiller à ce que les conditions financières soient équitables pour les consommateurs. Au final, ils pourront toujours téléphoner via une ligne fixe, mais sur le réseau fibre.

Enjeux financiers considérables

L'opération risque d'être un peu plus complexe pour les professionnels. Ainsi, une grande partie des terminaux de paiement par cartes fonctionnent encore via le vieux réseau téléphonique, à l'image des bars PMU qui transmettent toujours les paris de leurs clients via le cuivre. Toute l'infrastructure est à remettre à plat. Il en est de même pour l'aviation civile, les systèmes de surveillance des ascenseurs, les réseaux de télésurveillance. La liste de secteurs concernés est longue, avec plus de 40.000 exemples recensés.

L'extinction du cuivre a aussi des enjeux financiers considérables. Elle sonne la disparition de la rente du cuivre, c'est-à-dire les sommes versées à Orange par les autres opérateurs pour proposer certaines offres ADSL. Soit environ un demi-milliard d'euros par an. À terme, le cuivre sera de moins en moins utilisé, et Orange aura tout à gagner à arrêter l'entretien d'un réseau appelé à devenir déficitaire. L'opérateur historique est d'ailleurs celui qui, pour l'heure, a le plus investi dans la fibre.

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Les patrons peuvent désormais lire tous les SMS échangés sur les portables professionnels

20 Février 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SMS, #SMS pro

Selon un arrêt de la Cour de Cassation, l'ensemble des messages envoyés via les portables fournis par l'entreprise sont "présumés avoir un caractère professionnel". Ceux-ci pourront les consulter "pour des motifs légitimes".

C'est une décision dont la jurisprudence va changer la donne pour de nombreux salariés. Dans un arrêt rendu mardi 10 février , la Cour de Cassation qui statuait sur un litige opposant les sociétés de courtage financier Newedge - filiale de la Société Générale - et GFI Securities, a considéré que "les messages écrits ("short message service" ou SMS) envoyés ou reçus par le salarié au moyen du téléphone mis à sa disposition par l'employeur pour les besoins de son travail sont présumés avoir un caractère professionnel, en sorte que l'employeur est en droit de les consulter en dehors de la présence de l'intéressé, sauf s'ils sont identifiés comme étant personnels ".

En clair, si les salariés ne portent pas la mention écrite "personnel" ou "perso" en début de SMS, leur employeur aura un droit de regard sur ceux-ci. Tous ces messages, considérés donc comme à caractère professionnel, peuvent ainsi être consultés et même produits devant la justice "pour des motifs légitimes" - insultes, soupçons de fraude ou violation de clause de confidentialité -, ajoute la haute juridiction qui considère que cela ne contrevient nullement au principe de secret des affaires et de secret professionnel.

Décision semblable sur les mails

"L'utilisation de tels messages par l'employeur ne peut être assimilée à l'enregistrement d'une communication téléphonique privée effectué à l'insu de l'auteur des propos invoqués", tranche ainsi la Cour de Cassation. Une décision semblable à celle qui a été prise il y a deux ans par la haute juridiction sur les emails à caractère privé envoyés via la messagerie professionnelle.

Newedge, elle, est sortie triomphante dans son affaire l'opposant au broker américain GFI Securities. La filiale de la Société Générale avait produit comme preuves des SMS échangés entre ses salariés montrant qu'ils avaient été débauchés par son concurrent. Des preuves irrecevables, avançait la défense de GFI Securities. La Cour de Cassation en a décidé autrement

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Quand la NSA fouille dans les cartes SIM

20 Février 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Cartes SIM

Les agences de renseignement américaines et britanniques ont pu intercepter des quantités « sidérantes » de communications téléphoniques.


Le site américain de journalisme d’investigation The Intercept , lancé par l’entrepreneur franco-iranien Pierre Omidyar et piloté par Glenn Greenwald - qui avait publié les révélations Snowden - continue ses publications en série sur les pratiques intrusives de la NSA.

Aujourd’hui, le site affirme que l’agence américaine et son homologue britannique le GCHQ ont dérobé des quantités « sidérantes « de clefs de cryptage de cartes SIM leur permettant d’intercepter en toute discrétion les communications des utilisateurs de ces cartes. Parmi les réseaux informatiques concernés, celui du géant franco-néerlandais de la sécurité numérique, Gemalto.

Gemalto prend l’affaire « au sérieux »

« Le GCHQ, avec le support de la NSA, a puisé dans les communications privées » d’ingénieurs et d’autres salariés du groupe « dans de multiples pays », pour parvenir à dérober ces clefs, indique The Intercept. La NSA était déjà capable en 2009 de « traiter entre 12 et 22 millions de clefs par seconde », pour pouvoir les utiliser plus tard au besoin pour écouter des conversations ou intercepter des mails.

Dans un communiqué, la société Gemalto, qui depuis les révélations a chuté en bourse , a indiqué qu’elle prenait “ très au sérieux ” les affirmations de The Intercept.

« Nous allons consacrer toutes les ressources nécessaires (...) pour comprendre la portée de ces techniques sophistiquées utilisées pour intercepter les données sur les cartes SIM », a indiqué l’entreprise dirigé par le Français Olivier Piou. « Nous ne pouvons à ce stade de l’enquête confirmer les informations de cet article, et n’avions aucune connaissance préalable que ces agences gouvernementales conduisaient cette opération ».

Après les révélations sur les dérives des agences dans le monde de l’Internet, il s’agit là de « très mauvaises nouvelles pour la sécurité téléphonique », selon le site américain. Quand les consommateurs ont commencé à adopter les téléphones cellulaires en masse dans les milieu des années 1990, « il n’y avait pas protection efficaces des communications mobiles ». N’importe qui pouvait, avec un niveau moyen de connaissance, intercepter des appels. Avec le numérique, le cryptage de base est arrivé », et l’on pensait les communications moins susceptibles d’être la proie facile des programmes de surveillance

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Toujours intéressé par le rachat de Bouygues Telecom, SFR Numericable ne peut rien faire sans Free

12 Février 2015 , Rédigé par Informatelecom

 

Depuis le rachat de SFR par Numericable et les quelques tentatives rapidement avortées de rachat de Bouygues Telecom, il semblait que le paysage de la téléphonie mobile en France soit amené à rester en l'état. Pas tout à fait, si l'on en croit de nombreux bruits de couloirs, qui indiquent que SFR Numericable réfléchirait encore sérieusement à racheter Bouygues Telecom.

C'est en tout cas ce que dévoile aujourd'hui BFM Business dans un long article revenant sur la volonté de SFR Numericable de racheter Bouygues Telecom. Selon le site français, Patrick Drahi, le PDG d'Altice, n'a pas renoncé à racheter Bouygues Telecom. BFM Business est ainsi parvenu à mettre la main sur une étude d'OFG Recherche parue le 26 janvier dernier et qui indique le prix que SFR Numericable serait prêt à mettre pour racheter Bouygues Telecom. « Numericable communique déjà sur un prix de 8 milliards d'euros [...]. Les économies que pourraient apporter le rapprochement sont déjà chiffrées à 2 milliards d'euros ». Avec 8 milliards d'euros, SFR Numericable s'alignerait ainsi sur l'offre proposée par Orange l'année dernière. Une offre qui n'avait pas abouti selon une source de BFM puisque « Orange n'avait pas les moyens de verser une telle somme en cash, et qu'à Bercy, Arnaud Montebourg s'était opposé à un paiement en actions ».

Mais quand bien même SFR Numericable aurait les moyens de racheter Bouygues Telecom, l'entreprise devrait faire face à deux obstacles de taille. Le premier est Free. Non seulement Xavier Niel et Patrick Drahi ne s'entendent pas, mais en plus Xavier Niel voit d'un très mauvais œil un possible retour à trois opérateur en France, qui mettrait à mal la concurrence sur le marché. Or, explique BFM Business, pour racheter Bouygues Telecom, SFR Numericable doit avoir l'accord de l'Autorité de la concurrence. Et si elle ne refuse pas, elle va demander à SFR Numericable de revendre une part de ses fréquences, de ses antennes ou de ses clients pour contrebalancer l'avantage concurrentiel que lui procurerait l'acquisition d'un autre opérateur. Le problème vient justement des acquéreurs de ces actifs. Un expert explique justement à BFM : « lorsque le gendarme de la concurrence impose la cession d'un actif, il accorde en général 6 à 18 mois à l'acquéreur pour vendre cet actif en se débrouillant tout seul. Si au bout de cette période, l'acquéreur n'est pas arrivé à vendre l'actif, alors le processus de cession est repris par un mandataire, qui vend l'actif à n'importe quel prix, y compris bradé ».

Free, le partenaire obligatoire et non désiré

Autrement dit, si SFR Numericable se présente devant l'Autorité de la concurrence sans accord de cession d'une partie de ses actifs à un autre opérateur (en l'occurrence Free Mobile), la vente de ses actifs risque de lui rapporter très peu, voire lui faire perdre de l'argent. Le risque est important, surtout lorsqu'on parle en milliards d'euros. En 2014, lorsque Bouygues Telecom avait tenté de racheter SFR, l'opérateur avait passé un accord avec Free afin de lui céder une partie de ses actifs (une partie de ses antennes et de ses fréquences 4G) pour 1,8 milliard d'euros. Cela lui aurait permis, en cas de réussite du rachat de SFR de se présenter devant l'Autorité de la concurrence avec un repreneur clé en main afin d'augmenter les chances d'acceptation du rachat. Concernant la situation actuelle, si SFR Numericable ne parvient pas à s'entendre avec Free, il y a fort à parier que l'Autorité de la concurrence se montre peu encline à valider un rachat. Un fusion des deux opérateurs semble donc impossible en l'état.

Enfin, il reste une dernière inconnue à prendre en compte : la volonté actuelle de Bouygues à revendre sa filiale télécom. À ce sujet, Martin Bouygues laissait entendre en fin d'année dernière qu'il n'en était plus question après la mise en place d'un grand plan de restructuration. Sans parler du prix de rachat de Bouygues Telecom, dont on ne sait pas exactement à combien Martin Bouygues l'estime. Bref, il est bien peu probable qu'en 2015 le monde des opérateurs soit aussi agité que l'année dernière.

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Un chercheur publie 10 millions de mots de passe et identifiants

10 Février 2015 , Rédigé par Informatelecom

Un chercheur publie 10 millions de mots de passe et identifiants “Il est complètement absurde que je doive écrire un article complet pour justifier la publication de ces données de peur d'éventuelles poursuites”. Mark Burnett, consultant en sécurité informatique est clair : les mots de passe sont faciles à compromettre. Pour le prouver, le scientifique a publié via BitTorrent près de 10 millions de mots de passe associés à des noms d'utilisateurs. Comme le relève le site spécialisé Numerama , l'affaire est inédite tant il est rare qu'un hacker, bidouilleur ou chercheur publie une base de données de la sorte à visage découvert. Plus insolite encore, Mark Burnett n'est pas ici dans une posture révolutionnaire. Son acte n'a rien d'irrévérencieux à l'égard des autorités. Sur son blog , l'homme s'explique : “L'analyse des identifiants et des mots de passe est un domaine négligé...” Partant ainsi du principe que son œuvre est dénuée d'intention criminelle, il prie les autorités de ne pas l'arrêter, prenant notamment en exemple le cas du journaliste et activiste Barrett Brown condamné à 5 ans de prison, après avoir publié des liens vers des plate-forme contenant des mots de passe - Brown a surtout été condamné pour avoir menacé un agent du FBI, et les charges impliquant les liens vers les mots de passe ont été plus ou moins abandonnées. “Dans mon cas, l'intention n'est certainement pas de frauder ou faciliter l'accès non autorisé à un système informatique, de voler l'identité d'autrui, pour faciliter un crime ou de nuire à toute personne ou entité. Le seul but est de promouvoir la recherche dans le but de rendre les systèmes d'authentifications plus sûrs et donc, protéger contre la fraude et l'accès non autorisé”.

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Numericable-SFR veut attaquer Orange sur le marché des entreprises

2 Février 2015 , Rédigé par Informatelecom

L'opérateur historique n'a qu'à bien se tenir, Numericable-SFR veut lui croquer ses parts de marché dans l'entreprise.

Le groupe fusionné ambitionne de grimper de 20% à 30% de part de marché en deux ans, en ciblant en priorité les PME-TPE, avec des offres très haut débit sur le réseau câblé mais sous la seule marque SFR, qui remplacera Completel.

Tailler des croupières à Orange sur le marché des entreprises, là où l'opérateur historique est encore largement dominant (plus de 70%), c'est l'un des objectifs de Patrick Drahi en mariant Numericable à SFR. Ce marché est certes plus petit (6,5 milliards d'euros) mais « assez peu compétitif » avait remarqué le premier actionnaire du câblo-opérateur en présentant son projet de rachat au printemps dernier. C'est d'ailleurs un de ses lieutenants, Thierry Podolak, le directeur général de l'activité BtoB d'Altice, la société contrôlant Numericable-SFR qui a présenté ce mardi les ambitions et nouvelles offres du groupe né de la fusion il y a deux mois.

L'objectif est de hisser sa part de marché de 20% aujourd'hui à 30%, à un horizon non précisé, mais Patrick Drahi avait évoqué 2017, soit dans deux ans. Dans le fixe, sa part de marché est même plutôt de 16%. Le numéro deux français des télécoms va capitaliser sur deux atouts : la marque SFR, qui sera « la marque nationale » dans le BtoB, et le réseau très haut débit de Numericable (fibre optique jusqu'au pied d'immeuble et câble à l'intérieur), afin de proposer un accès Internet plus rapide que l'ADSL.

« Les plus gros gains de part de marché se feront sur le marché des petites entreprises, qui est très atomisé et dominé par Orange avec la technologie DSL » a expliqué Thierry Podolak lors d'un point presse. « Sept à huit fois sur dix, on sera en face d'Orange » prédit celui qui a dirigé Completel, la branche entreprise de Numericable, de 2006 à 2013.

« Démocratiser le très haut débit »... tout en augmentant les marges

Exit donc Completel, SFR Business Team, Telindus, LTI et Futur:

« la marque mise en avant sera SFR tout court » a-t-il indiqué, même si le groupe n'exclut pas de conserver des déclinaisons pour identifier certains métiers (comme l'intégration). En revanche, le réseau sera celui de Numericable, sauf dans le mobile bien sûr : le groupe affirme vouloir « démocratiser le très haut débit pour les entreprises », ce qui a plusieurs avantages. En abandonnant l'ADSL là où son réseau câblé lui permet de proposer du très haut débit, Numericable peut valoriser son actif avec sa nouvelle offre (« SFR Access Max ») à 70 euros par mois par site (hors taxe) pour un débit de 200 mégabits par seconde, contre 35 euros en ADSL à 20 mégas commercialisé aujourd'hui par SFR. Soit deux fois plus cher, pour un débit il est vrai dix fois plus élevé, et en faisant l'économie des frais de dégroupage à payer à Orange. Double bingo.

« Ce n'est pas seulement un rattrapage par rapport à Orange : nous sommes en avance, car nous proposons du très haut débit. SFR ne pouvait vendre la fibre qu'à 200.000 sites d'entreprises de plus de trois salariés en France, avec Numericable ce sont désormais près de 600.000 sites qui sont éligibles au très haut débit, soit la moitié du marché » fait valoir Thierry Podolak.

Du "quadruple-play" d'entreprise en très haut débit

Quid du mobile, qui génère de loin la plus grosse partie des 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires de la branche entreprises, mais semble toujours le cadet des soucis de la nouvelle direction ? On se souvient que pour Patrick Drahi « l'ensemble combiné SFR Numericable est une grosse entreprise de fixe qui fait du mobile. » Le groupe dévoilera en mars une nouvelle offre multiservices « tout-en-un » en très haut débit, le Pack Business Entrepreneurs, « un quadruple-play de l'entreprise » avec facture unique, numéro fixe virtualisé utilisable aussi sur mobile, des appels fixe-mobile en "visio" grâce à la 4G, etc. Elle sera « pertinente sur le plan tarifaire » assure le dirigeant d'Altice. Autrement dit compétitive vis-à-vis d'Orange, mais sans casser les prix, en valorisant le très haut débit.

« On est là pour gagner de l'argent ! » rappelle un cadre du groupe. « Et c'est pas fini ! » ajoute-t-il, en clin d'œil au slogan publicitaire de l'opérateur...

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