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Informatique et télecoms

Orange et SFR se disputent la couverture de la France en très haut débit

29 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #fibre, #orange, #SFR, #Numericable, #zone couverture fibre

Alors qu’ils s’étaient réparti les zones à couvrir, SFR veut désormais empiéter sur le territoire d’Orange.

Dans le monde des télécoms, les sujets de dispute ne manquent pas. On en a encore eu une belle illustration la semaine dernière, entre Patrick Drahi, le patron de Numericable-SFR et Stéphane Richard, celui d’Orange. Invité à s’exprimer devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Patrick Drahi est revenu sur le plan de déploiement du très haut débit (la fibre optique dans le jargon des télécoms) en France.

Aujourd’hui, dans l’hexagone, les « cadors » de la fibre optique sont Orange et Numericable-SFR. Ils jouent un rôle moteur dans ce vaste et ambitieux chantier scruté par l’Etat, tant les enjeux politiques sont forts : il s’agit d’offrir le très haut débit pour tous, d’ici 2022. La fibre optique va permettre de transmettre des quantités de données à la vitesse de la lumière. Soit beaucoup plus vite que l’ADSL. Un plan à 20 milliards d’euros. Tout désaccord entre SFR et Orange est un sujet sensible, susceptible de retarder les travaux. Or, l’audition de Patrick Drahi a montré que leurs violons n’étaient pas encore bien accordés.

Alors qu’un accord a été signé en 2011 entre Orange et SFR pour se répartir les zones dîtes moyennement denses (celles situées à la périphéries des villes), qui comptent environ 10 millions de logements, celui-ci semble être aujourd’hui remis en cause par le second. « Je souhaite en faire plus  » que les 20 % de couverture du territoire prévus, à l’origine dans l’accord avec Orange, a ainsi déclaré Patrick Drahi, tout en assurant qu’il respecterait ses engagements initiaux. A l’origine, SFR devait couvrir 2,3 millions de logements et Orange 7,5 millions.

Coup d’avance

«Numericable-SFR est prêt à investir dans 50 % » des zones moyennement denses, a-t-il assuré, s’interrogeant : « pourquoi nous n’aurions que 10 % du territoire national et l’opérateur historique 90 % ?  ». Le fait est que l’accord en question a été conclu alors que Patrick Drahi n’avait pas encore racheté SFR. Aujourd’hui, s’il se montre plus gourmand, c’est parce que toute la stratégie de Numericable et SFR fusionnés est axée en direction de la fibre optique qui a « convaincu » Patrick Drahi « depuis plus de 20 ans ».

« Nous on dit qu’il faut déjà commencer à faire ce qui est écrit dans l’accord. SFR n’a quasiment rien commencé à déployer à ce jour, alors que nous sommes en phase d’accélération », rétorque le patron d’Orange Stéphane Richard. «L’intérêt d’Orange et des collectivités, ce n’est pas de revoir la répartition ». Celle-ci avait été décidée pour éviter la duplication de deux réseaux privés à un même endroit. A partir du moment où un opérateur déploie un réseau sur une zone donnée, tous les autres peuvent ensuite s’y raccorder. Inutile d’avoir deux infrastructures. Mais pour Numericable-SFR, l’enjeu est ailleurs : aujourd’hui il a un coup d’avance sur ses concurrents grâce à son réseau câblé qui lui permet déjà de faire du très haut débit. Alors qu’Orange accélère dans la fibre, il risque de se faire doubler.

L’hypothèse d’une remise à plat de l’accord semble toutefois difficile, car cela retarderait l’arrivée de la fibre dans les territoires. Or le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a déjà tapé du point sur la table, récemment, dans nos colonnes, appelant les opérateurs à « accélérer pour rattraper le calendrier », qui a déjà pris du retard en raison du feuilleton, l’an dernier, de la fusion Numericable-SFR

Opérateur Carte de déploiement de la fibre optique Nombre de foyers éligibles 

Zone de couverture Numericable Près de 10 millions 

Zone de couverture SFR Plus de 2 millions 

Bouygues http://www.corporate.bouyguestelecom.fr/notre-reseau/cartes-de-couverture-reseau

Zone de couverture Orange Plus de 3 millions 
Free Non communiqué Non communiqué

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iPhone : le texto qui fait « planter » Messages

28 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Apple

Selon un site spécialiste des produits Apple, un certain texto envoyé à un iPhone peut exploiter une faille d'iOS et bloquer l'application Messages du téléphone ou le forcer à redémarrer.

Si les ordinateurs Apple sont connus pour être robustes face aux virus, il semblerait que l’iPhone y soit moins immunisé. Selon le site spécialiste "9TO5Mac" , un simple texto en particulier peut planter l'application Messages et forcer l'appareil à se relancer (si le message arrive alors que le téléphone est verrouillé). Et toujours selon ce site, ce n'est pas la première fois que cette faille d'iOS est exploitée. Apple avait déjà réparé ce type de bug en 2013 ; il est de nouveau d'actualité.

"Hey mon application Messages ne peut pas s'ouvrir sans buguer. Super."

"Pourquoi et comment se rend-on compte seulement maintenant qu'un simple texto peut éteindre le téléphone de quelqu'un.."

Concrètement, le site "The Verge" explique que si le texto en question est envoyé à un iPhone, l'utilisateur du téléphone ne pourra plus ouvrir l'application Messages - qui permet de lire et envoyer les textos - sans la faire buguer. Pire, si le texto arrive sur l'iPhone alors que l'écran est verrouillé, le téléphone redémarrera automatiquement, comme le montre cette vidéo :

Comment réparer le bug ?

Heureusement, il existe des solutions pour débloquer Messages. Le bug peut être annulé si la personne qui vous a envoyé le message maléfique vous envoie un autre texto : cela déverrouillera l'application. Toutefois, comme on peut l'imaginer, ce virus ne part pas franchement d'une bonne intention, et quelques petits malins refusent ensuite d'envoyer le sésame.

Dans certain cas, vous pouvez néanmoins débloquer la situation vous-même, comme l'explique encore "The Verge". Il s'agit de répondre au texto-virus en question, mais comme l'application Messages est bloquée, il faut contourner le problème avec un ordinateur Apple et envoyer une réponse depuis l'application iMessage. Et pour ceux dont l'unique appareil Apple est un iPhone, il suffit alors d'ouvrir Siri et de lui demander d'"envoyer un texto à [la personne qui vous a envoyé le virus]".

Apple va sans doute trouver une solution rapidement, mais en attendant, une horde d'utilisateurs de Twitter semblent déjà très agacés par la mauvaise plaisanterie, que certains répandent à l'infini. D'ailleurs la recette pour envoyer ce texto diabolique tourne déjà largement sur les réseaux sociaux ou sur le site communautaire Reddit. Mais vous ne la trouverez pas ici.

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Les robots se multiplient dans l’univers des services En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/02188532304-apres-lindustrie-les-robots-se-multiplient-dans-lunivers-des-services

27 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #robots

Des entrepôts des distributeurs aux maisons de retraite, les robots sont déjà une réalité. Une tendance qui va se renforcer avec la voiture sans chauffeur et d’autres innovations concrètes.

Depuis Jules Verne – pour ne pas parler du cheval de Troie – jusqu’à la série suédoise « Real Humans » et ses androïdes employés de services parfois très intimes, le robot est un objet de fantasme. Les études sont nombreuses pour prédire le grand remplacement des employés – après les ouvriers des usines – par des automates. Selon Gartner, la société de conseil high-tech américaine, un tiers des emplois pourraient être occupés par des robots dans dix ans. Et presque la moitié dans 20 ans.

Alors fantasme ou réalité ? Sans jouer les Cassandre, force est de constater que les robots quittent les ateliers industriels et apparaissent dans de plus en plus d’activités de service. Les services, un secteur de main-d’œuvre par excellence.

 

Des articles sans les journalistes

C’était il y a quelques semaines, lors du premier tour des élections départementales. Pour la première fois en France, un robot a écrit près de 36.000 articles courts, sur Lemonde.fr. Le site du quotidien a testé ce procédé avec Data2Content, une agence de robots rédacteurs de la société Syllabs. Les textes étaient préécrits et automatiquement remplis avec les résultats de chaque canton. Aux Etats-Unis, le système fonctionne déjà chez plusieurs médias, notamment lors de compétitions sportives. 
A l’avenir, le système pourrait encore se perfectionner grâce aux logiciels d’intelligence artificielle et à l’analyse plus poussée des données. C’est ainsi que l’on a assisté récemment au premier « scoop » déclenché par un robot. La société Selerity a publié les résultats financiers du premier trimestre de Twitter, fin avril, car ses robots ont détecté l’erreur de l’entreprise américaine, qui les avait mis en ligne par mégarde sur son site investisseur. 

S’il est encore trop tôt pour parler de déferlante, la multiplication des exemples et des initiatives dessine ce qui ressemble à une tendance. Dans la logistique, tous les distributeurs français sont en train de réorganiser en profondeur leurs entrepôts. Et de les automatiser. Objectif ; 5 % à 10 % d’économies sur les coûts d’éclatement, qui seront réinjectés dans la guerre des prix. Leclerc, en Alsace, a déjà construit un site entièrement automatisé équipé de transstockeurs géants. Les autres enseignes étudient des solutions plus souples, comme celles de la start-upBalyo, qui automatise des traditionnels Fenwick. Pour 50.000 euros environ, on remplace un conducteur. Le belge Delhaize a déjà adopté la technologie.

Prudence sociale

Toujours dans le secteur de la distribution, les caisses automatiques et le scanning de chariots pleins existent depuis des lustres. Seule la prudence sociale des enseignes les empêche aujourd’hui de supprimer des dizaines de milliers de postes de caissières. Bientôt, des robots permettront aussi de repérer les produits manquants en rayon et d’aider au réapprovisionnement.

Après les chariots élévateurs, ce sont les nettoyeuses industrielles qui pourront être automatisées. Et déjà, des dizaines de milliers d’aspirateurs, dont certains passent aussi la serpillière, sont vendus chaque année par iRobot et ses concurrents. Le cauchemar des femmes de ménage.

Des chariots qui roulent tout seul

L’automatisation n’est pas une nouveauté pour les entrepôts. Mais jusqu’à présent, elle supposait des investissements massifs dans de grands transstockeurs, ainsi que l’a fait Leclerc dans la région Alsace. Grâce à des solutions comme celles de Balyo, on peut rendre autonome un chariot élévateur pour un coût qui ne dépasse pas 50.000 euros. Un chariot Fenwick, le constructeur avec lequel la jeune pousse a passé un accord stratégique. Concrètement, le robot Balyo permet au chariot de se repérer dans l’espace, de reconnaître son environnement grâce à un Lidar, un système de télédétection par laser. Plus besoin d’installer des réflecteurs au quatre coins du bâtiment. Utilisée par Delhaize en Belgique ou Carrefour en Espagne, cette technologie permet de diminuer les coûts logistiques, ce que recherche aujourd’hui tous les distributeurs. Elle peut aisément fonctionner aussi sur les nettoyeuses industrielles qui lavent le sol des entrepôts et des magasins.
Si Balyo n’a réalisé que 3,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, ses ventes connaissent des progressions à trois chiffres, signe de l’engouement des entreprises pour la robotique, pour peu qu’elle apporte des solutions simples. Car les tâches à valeur ajoutée, y compris dans les entrepôts, demeurent encore l’apanage des hommes.
 

Des robots «invisibles»

Plus sophistiqué, Nao le petit robot androïde d’Aldebaran, aujourd’hui propriété du japonais Softbank, pénètre les maisons de retraite. Des robots sont aussi en train d’arriver dans les vignes et les champs français. Des robots tracteurs pour un désherbage écologique « comme à la main » effectué autrefois par des saisonniers. Sur quatre roues également, les voitures sans conducteur de Google ou les projets de Safran et Valeo. Une perspective qui fait rêver Travis Kalanick, le patron d’Uber.

Fonction ludique en maison de retraite

D’abord avec une fonction ludique ou de médiateur. C’est le créneau de la jeune société belge QBMT, qui adapté le robot Nao d’Aldebaran et l’a baptisé Zora. « Passionnés de robotique et travaillant dans les pays arabes, nous pensions destiner Nao qui parle 19 langues à des fonctions d’accueil dans la restauration ou l’hôtellerie », explique Fabrice Goffin cofondateur de QBMT en 2013. Tout bascule lorsqu’un médecin belge les contacte en leur demandant d’adapter le petit robot à la prise en charge d’enfants hospitalisés.
Très rapidement, ce sont aussi les maisons de retraite, en Belgique et aux Pays-Bas, qui sont déclarées intéressées. Elles ont déjà acheté 86 exemplaires de Zora et QBMT compte en diffuser 450 cette année dans toute l’Europe. Le prix : 15.000 euros ou 270 euros par mois sur cinq ans. Zora aide les personnes âgées à faire de la gymnastique en mimant les gestes. Et, surprise, un lien particulier se noue entre les personnes âgées et la machine. 

Dans l’univers des services, il faut souligner également la montée en puissance des robots « invisibles », comme les services d’accueil vocaux automatisés, de l’américain Nuance notamment, qui commencent à être utilisés dans les centres d’appels. Sans compter, dans le même ordre d’idées, la digitilisation de nombreuses fonctions. L’investissement de 60 millions que va réaliser Air France-KLM dans de nouvelles bornes interactives et des dépose-bagage automatiques (en 45 secondes) en est une illustration.

Autant d'exemples concrets qui ne relèvent pas de la science-fiction. L’automation menace toutes sortes de fonctions. «Je ne crois pas que cela soit entré dans l’esprit des gens», indiquait récemment Bill Gates au « Wall Street Journal ».

 

iRobot, le champion des aspirateurs

Comme quoi, l’armée mène vraiment à tout. Lancé en 1990 par une bande d’ingénieurs du MIT, iRobot fait ses armes en usinant des engins d’exploration pour la Nasa et de déminage pour les GI. Depuis, la start-up de Boston a trouvé terrain moins hostile : votre maison. Aujourd’hui, 90 % de l’activité d’iRobot provient de la vente de robots aspirateurs, serpillières, laveurs de piscine ou nettoyeurs de gouttière.
Cotée au Nasdaq depuis 2005, l’entreprise affiche 557 millions de dollars de recettes en 2014 (pour un résultat net de 38 millions et 500 salariés). Selon ses estimations, iRobot détient un petit 15 % du marché mondial de la robotique de service, qu’il estime à 7 milliards de dollars annuels. Depuis 2002, iRobot a écoulé plus de 13 millions de robots de service. Et plus de 5.000 robots pour les forces militaires ou civiles depuis sa création.

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Altice, un groupe boulimique encore loin de l’indigestion

20 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #altice, #SFR, #Numericable, #orange, #Bouygues Telecom

L’homme d’affaires avale proie sur proie. Mais d’après ses calculs, il a la capacité de faire plus encore.

Jusqu’où ira-t-il ? Ceux qui l’ont côtoyé de près le disent tous : Patrick Drahi, le président d’Altice (maison mère de Numericable-SFR), n’a pas de limite, c’est un empire mondial qu’il est en train de construire, et on n’a encore rien vu ! La hardiesse du personnage surprend autant qu’elle bluffe : rien que l’année dernière il a avalé coup sur coup SFR, Virgin Mobile et Portugal Telecom . Si l’on y ajoute Suddenlink Communications, l’addition commence à être salée : plus de 30 milliards d’euros dépensés en seulement quelques mois.

La folie des grandeurs ? Pas vraiment. La méthode Drahi est rationnelle : il fait porter la dette sur les actifs rachetés, et table sur le cash flow délivré pour rembourser. Risqué ? Oui, car il faut être certain de générer l’Ebitda nécessaire au remboursement des banques chaque année. En clair, en cas de retournement économique, Patrick Drahi aurait du souci à se faire. Mais l’homme d’affaires, réputé pour ses montages financiers, ne laisse rien au hasard. Dans le cas du rachat de SFR, par exemple, la plus grosse opération de l’histoire d’Altice, il a contracté une dette long terme, le premier anniversaire de remboursement étant fixé à mai 2019. D’ici là, il ne paye que les intérêts. Il a aussi pris soin de négocier la quasi intégralité de la dette à taux fixe. Cela lui a coûté un peu plus cher, mais c’est le prix à payer pour s’offrir une certaine tranquillité.

A qui le tour ?

Globalement, la logique est simple : plus il fait des acquisitions, plus il s’enrichit et donc, plus il accroît sa capacité à rembourser ses dettes. A ce compte-là, on peut acheter sans limite ! Le seul verrou, c’est le ratio dette nette / Ebitda. La dette nette de Numericable est « capée » (plafonnée) à quatre fois son Ebitda, et à cinq fois pour Altice. La mère peut donc plus que la fille. Avec Suddenlink , la dette d’Altice a progressé de 0,2 point, atteignant 4,9 fois l’Ebitda : il n’est donc plus question de charger la bête. Il reste en revanche une marge de manoeuvre pour la fille, Numericable, dont la dette atteint 2,9 fois l’Ebitda. C’est ce qui fait dire à Dexter Goei, le bras droit de Patrick Drahi chez Altice, que l’opération Suddenlink « n’impacte en rien la capacité du groupe à procéder à d’autres acquisitions en Europe ».

Dès lors, à qui le tour ? Tous les regards sont tournés vers Bouygues Telecom, qui n'est pas à vendre, mais pour lequel Patrick Drahi n’a jamais caché son intérêt. Aussi incroyable que cela puisse paraître et si l’on s’en tient au discours des dirigeants d’Altice, le groupe pourrait ainsi très bien gérer en même temps quatre opérations : l’intégration de SFR dans Numericable, le rachat de Portugal Telecom (pas encore finalisé), celui de Suddenlink, plus une autre opération.

Augmentation de capital

« Après Suddenlink, la consolidation d’une partie du câble aux Etats-Unis ferait sens, au fur et à mesure de la baisse de la dette d’Altice », juge Vincent Maulay, analyste chez Oddo Securities. Réduire la dette pour les équipes de Patrick Drahi, ce n’est pas un problème : ce sont les spécialistes de la réduction de coûts. Il n’y a qu’à voir le travail fait sur Numericable fin novembre : en trois mois, le groupe a dégagé 200 millions de synergies soit, s’il tient cette cadence, un rythme annuel de près de 800 millions, contre un objectif de 1,1 milliard à horizon 2017 !

L’Ebitda renfloué, la dette peut baisser. Et tous les rêves sont permis : y compris celui consistant à racheter une proie plus grosse que soit, comme le géant Time Warner Cable avec qui Altice aurait commencé à échanger. 44,5 milliards de dollars de capitalisation boursière, contre 30 milliards pour Altice. Mais rien ne semble effrayer Patrick Drahi. Au besoin, Altice pourrait aussi procéder à une augmentation de capital, quitte à ce que ce dernier soit un peu dilué dans le capital, dont il détient aujourd’hui 60 %. Ce n’est pas un tabou.

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L'arrivée de Drone partout

8 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #drone

L'arrivée de Drone partout

Ces objets connectés sans pilote, déjà indispensables aux militaires et jouets préférés des «geeks», s'invitent dans toute l'économie: ils savent cartographier, surveiller, identifier, livrer, informer... Pour réussir à changer le monde, il leur faudra vaincre les réticences du public sur le respect de la vie privée.

Il n'a pas l'air bien terrible lorsqu'il atterrit avec un léger bruit de tondeuse électrique. Le MR-1 de la société Fly-n-Sense 2,5m d'envergure, 4kg et une vitesse maximale de 120km/h vient de voler à peine une heure. Pourtant, lui et ses congénères ont de quoi bousculer bien des industries et... notre quotidien. Apparus au début du siècle dernier, les drones ont d'abord eu une très longue vie en kaki. Mais si les appareils militaires sont les enfants de l'aviation, leurs petits cousins civils sont ceux de la miniaturisation. Grâce aux systèmes micro-électromécaniques (MEMS), ces capteurs déjà présents dans les smartphones, ils ont vu leur taille diminuer et leur prix s'effondrer. «Le rythme de développement de cette industrie, c'est celui du smartphone plutôt que celui de l'aéronautique», aime à expliquer Henri Seydoux, le fondateur de Parrot, dont la moitié du chiffre d'affaires est maintenant dû aux drones.

Le premier festival du film de drone

Aujourd'hui, le marché est encore dominé par les drones de loisirs. Le chinois DJI et le français Parrot, qui en ont vendu chacun 1million, mènent la danse. Dans le monde professionnel, les principaux utilisateurs se trouvent dans l'audiovisuel. Les drones ont déjà colonisé la télévision où ils sont incontournables lorsqu'on veut des plans «beauty shot», marque de fabrique de magazines comme «Des racines & des ailes». La prochaine cible? Le cinéma. C'est d'ailleurs aux studios hollywoodiens que l'Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) a donné ses premières autorisations de vol l'an dernier. Le drone pourrait modifier en profondeur la manière de faire des films. En permettant à la caméra de tournoyer autour des comédiens pour de longs plans séquences, impossibles à réaliser de façon traditionnelle. «En filmant la réalité avec une liberté qu'on ne connaissait jusqu'à maintenant qu'avec les images de synthèse et les caméras virtuelles, on va donner naissance à une nouvelle écriture cinématographique», assure Pascal Anquetil, directeur de la photo et cofondateur d'Athenium Films. Début juillet, CinéDrones, le premier Festival international du film de drones en Europe, va se dérouler à Bordeaux.

Plus de 200 applications

Mais ces engins s'apprêtent aussi à bouleverser des activités moins glamour. Ils sont très recherchés dès lors qu'il s'agit de remplacer l'homme dans des tâches répétitives, ennuyeuses, sales ou encore dangereuses. Beaucoup moins cher qu'un avion ou un hélicoptère, le drone est agile, simple d'emploi et discret. Plus de 200 applications ont été répertoriées dans de multiples secteurs: énergie, transport, construction, agriculture... Qu'il s'agisse d'aller inspecter des pipelines, des ouvrages d'art, des lignes à haute tension ou des pylônes. Le secteur pétrolier est déjà sur les rangs. L'an dernier à Pau, Philippe Barthomeuf, patron de Xamen Technologies, annonçait le premier drone compatible avec la réglementation Atex (atmosphère explosive), en vigueur dans la chimie ou le pétrole. Quelques jours après, il voyait débarquer la délégation d'un grand pétrolier américain: «Pour une compagnie, faire de la maintenance préventive sans arrêter un puits ou une plate-forme, ce sont des centaines de milliers de dollars économisés.» Même chose pour la sécurité. Surtout dans les pays étrangers, où la réglementation aérienne est moins contraignante. Comme en Russie, au Moyen-Orient ou en Thaïlande, où les petits appareils d'Infotron font la chasse aux trafiquants de drogue. «A 250 mètres d'altitude, notre appareil est inaudible et permet, avec un zoom puissant, d'obtenir d'excellentes images», assure Francis Duruflé, directeur commercial d'Infotron. En Europe occidentale, la prudence est de mise, même si la plupart des polices font déjà des essais et réfléchissent à la façon d'intégrer les drones dans leur panoplie. Les spécialistes de la sécurité civile les emploient déjà.

Un marché de 12 milliards de dollars en 2025

Le marché mondial, actuellement de 6,4milliards de dollars selon le cabinet Teal Group, devrait quasiment doubler d'ici une dizaine d'années, à 12milliards de dollars. Les engins militaires devraient continuer à dominer à court terme, mais le marché civil va énormément progresser. «Nous ne sommes qu'au début des services imaginables pour les drones», explique Stéphane Quéré, directeur de l'innovation de GDF Suez. Au premier chef, et même si c'est à plus long terme, le secteur de l'aéronautique sera très concerné. «A l'horizon 2050-60, il y aura des drones partout dans l'aéronautique, qu'elle soit civile, militaire ou de sécurité», relevait l'an dernier Jean-Marc Nasr, le directeur général d'Airbus Defense & Space. Après tout, il y a bien aujourd'hui des métros sans conducteur... A l'aube de la révolution des drones, la France a sa carte à jouer, estime Philippe Dewost, chargé de l'économie numérique et du financement des entreprises au sein de la mission Programme d'investissements d'avenir à la Caisse des dépôts: « Ce secteur est à la croisée de plusieurs domaines. Celui des objets connectés, sur lequel la France est bien placée, et l'aérien, dans lequel nous avons une longue tradition.» Certes, le numéro 1 mondial des drones à usage professionnel, Microdrones, est allemand. Il revendique un millier d'unités vendues depuis 2005, bien plus que n'importe quel fabricant français.

La France aidée par l'administration

En France, le secteur, très dynamique, a toutefois pu compter sur l'administration. En 2012, alors qu'on dénombre à peine une cinquantaine de spécialistes, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) publie une réglementation assez libérale pour l'usage des drones. Autorisant même, dans certains cas, le vol hors de la vue du télépilote sur plusieurs kilomètres. «La DGAC a joué un rôle très positif pour le développement de la filière avec laquelle elle a activement collaboré», reconnaît Stéphane Morelli, président de la Fédération professionnelle du drone civil. Si bien que le secteur a prospéré, comptant aujourd'hui 1300 petites et moyennes entreprises avec 3000 emplois, pour un chiffre d'affaires d'environ 50millions d'euros. L'activité reste encore le fait de PME, avec 45constructeurs, comme Novadem ou Delair-Tech. Certains s'adossent désormais à des industriels: Fly-n-Sense au groupe VivaSanté, ou encore Infotron, filiale d'ECA. Survey Copter est, depuis septembre dernier, dans le giron d'Airbus. Parrot s'est aussi intéressé de près au secteur professionnel, avec le rachat du suisse SenseFly et des prises de participation dans Airinov et Delair-Tech.

L'âge des contes de fée ?

C'est encore l'âge des contes de fées. Par exemple celui de Squadrone, qui a levé l'an dernier 1,3 million de dollars en quelques jours sur Kickstarter avec son Hexo+, destiné aux sportifs de l'extrême. Mais également celui des crashs. Comme celui de DeltaDrone, qui a surestimé la vitesse de décollage du marché. Le foisonnant milieu des opérateurs de drones se consolide sous le regard attentif des grands clients, la SNCF, EDF, ou les géants du BTP, qui veulent travailler avec des prestataires de services structurés. GDF Suez vient ainsi de prendre une participation de 2 millions d'euros dans le capital de Redbird, via son fonds New Ventures. Parmi les grands de l'aéronautique, Thales est le plus actif. A Bordeaux, il a détaché un de ses représentants pour animer le cluster régional Aetos et multiplie les partenariats avec les PME comme Infotron, Aviation Design, Novadem ou Fly-n-Sense. «La philosophie de Thales est de traiter tous les aspects technologiques, sauf la plate-forme de vol, et d'avoir des partenariats avec des PME innovantes», note Pierrick Lerey, directeur de la stratégie drone pour les activités renseignement, surveillance et reconnaissance.

Les Etats-Unis plus frileux que l'Europe

Le contraste est saisissant avec les Etats-Unis, où la FAA a longtemps fait obstruction, craignant pour la sécurité de son ciel. «Beaucoup d'investisseurs ne touchent pas à ce secteur car ils pensent que c'est encore trop tôt et que le marché européen est plus intéressant», reconnaît le Français Jeff Clavier, investisseur installé aux Etats-Unis et actionnaire de la start-up DroneDeploy. Soumise à un intense lobbying des professionnels, et surtout de poids lourds comme Google ou Amazon, la FAA a entrouvert la porte en février. Elle accepte les vols, mais à condition qu'ils restent dans le champ de vision du télépilote. Puis en mars, elle a décidé d'autoriser Amazon, qui a fait le buzz avec son intention de lancer un service de livraison par drone, à poursuivre ses tests sur le sol américain. Côté européen, la réglementation est aussi en débat. Début mars, la Commission européenne a réuni tous les acteurs du secteur à Riga en Lettonie, pour afficher son ambition de donner naissance à une réglementation commune. «Nous n'attendons que cela pour aller opérer dans les autres pays. Car cela reste très compliqué aujourd'hui », pointe Stéphane Morelli.

Comment exploiter les données collectées

Mais pour s'imposer dans le monde professionnel, les drones vont devoir progresser d'un point de vue technique. Aujourd'hui, c'est l'autonomie qui pèche. On travaille sur ce sujet dans la banlieue de Bordeaux, où s'est déroulé, dès 2010, l'UAV Show, le premier salon dédié aux drones civils. La filière dispose, avec le camp militaire de Souge, d'un lieu stratégique pour venir faire la mise au point des machines. C'est là que Fly-n-Sense teste son tout nouveau MR-1. La technopole Bordeaux Technowest veut pousser son avantage avec la création de Cesa Drones, une entreprise qui va doter la région de deux centres d'essais supplémentaires. L'ambition est de devenir un pôle de référence, avec notamment une école de pilotage. Il faudra aussi parvenir à industrialiser les process. Un drone est d'abord un objet connecté de plus qui va produire des données en quantités phénoménales. Aujourd'hui, les ordinateurs peinent à suivre la cadence. Ainsi, une journée suffit pour acquérir les données concernant 25 kilomètres de voies de chemin de fer à débroussailler, «mais il faut ensuite trois semaines pour les traiter et savoir concrètement où intervenir», remarque Nicolas Pollet, directeur du pôle drones au sein de la direction Ingénierie & Projets de SNCF Réseau. Le marché n'a pas échappé à Orange, déjà en contact avec les opérateurs de drones et les grandes entreprises utilisatrices. «Il faudra être capable d'exploiter ces données de façon industrielle. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Et demain, cela devra même se faire en quasi temps réel alors que les engins seront encore en l'air», résume Luc Bretones, directeur du Technocentre d'Orange.

Vers un durcissement de la législation

On peut s'attendre à des réticences, voire des craintes, de l'opinion publique. Si on n'a enregistré aucun accident jusqu'à présent, on en est passé parfois très près. Par exemple aux abords des aéroports en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis. Ces petites machines mettent également à rude épreuve les nerfs des policiers. En France, les forces de sécurité ont assisté, impuissantes, à une soixantaine de survols illégaux. Le mois dernier, via un appel à projet de l'Agence nationale de la recherche, l'Etat a demandé à deux consortiums pilotés par l'Onera (le Centre français de recherche sur l'aéronautique et le spatial) et C&S de mettre au point des systèmes permettant de détecter et de neutraliser les drones indésirables. Un climat qui inquiète les professionnels. Ces machines devront enfin faire la preuve qu'elles sont compatibles avec le respect de la vie privée. Car si les caméras de vidéo surveillance sont placées dans les endroits publics, un drone, lui, ne fait pas la différence. La Cnil s'intéresse de près au sujet. Elle a esquissé l'idée d'une cartographie indiquant aux citoyens la présence de drones à proximité. Les plus indiscrets sont probablement les «joujoux» des particuliers. Le Rolling Spider de Parrot, qui pèse 55 grammes, coûte moins de 100 euros, se pilote depuis un smartphone et permet de prendre des photos. Et probablement très vite des vidéos transmises en temps réel. Des possibilités qui conduisent la DGAC à envisager un durcissement de la réglementation pour les drones de loisir. 

Des origines anciennes, liées à des besoins militaires

200 ans avant J.-C. Les empereurs de la dynastie Han auraient utilisé les cerfs-volants (ci-contre) à des fins militaires, pour effrayer leurs ennemis ou calculer la longueur des tunnels pour assiéger des villes. 
1849 Les Autrichiens arment des montgolfières sans équipages avec des explosifs pour bombarder Venise. 
1914-18 Premières tentatives de conception de prototypes d'avions sans pilote radiocommandés. 
1918 Georges Clemenceau, président de la Commission sénatoriale de l'armée, lance le projet «d'avions sans pilote». 
1923 Premier engin volant sans pilote français (ci-contre) conçu par l'ingénieur Maurice Percheron et le capitaine Max Boucher. Non retenu par l'armée. 
1935 Apparition du mot «drone» au Royaume-Uni (qui désigne le mâle de l'abeille), en référence au vol lent et bruyant de ces engins. 
1934-38 Développement de prototypes de drones au Royaume-Uni et aux Etats-Unis pour servir de cibles, notamment dans la formation des pilotes. 
1946 Utilisation d'avions sans pilote par les Etats-Unis pour l'étude du nuage radioactif au-dessus de l'atoll de Bikini. 
1964-75 Usage massif de drones durant le conflit du Vietnam: près de 3500 missions de reconnaissance ou de largage de tracts réalisées par les Américains dans le Sud-Est asiatique. 
1973 Programme Scout en Israël, qui débouchera sur la création du premier drone moderne équipé d'une caméra. 
1990 Première utilisation de drones armés par l'Iran durant le conflit contre l'Irak. 
2003 Vol transatlantique d'un Global Hawk HALE (haute altitude) entre la Californie et le nord de l'Allemagne (ci-contre). 
2006 Aux Etats-Unis, la National Oceanic and Atmospheric Administration utilise un drone-sonde comme «chasseur d'ouragans». 
2008 La police française se dote d'un drone Elsa, destiné à surveiller les manifestations. 
2012 Le ministère des Transports français réglemente l'utilisation des drones dans l'espace aérien national. 
2013 Le FBI reconnaît utiliser des drones de surveillance aux Etats-Unis. 

Un drone, c'est quoi ?

Il existe plusieurs familles de drones, aux formes très variées. Le drone à voilure fixe peut voler des dizaines de kilomètres. L'aile volante, plus manoeuvrable et robuste, souffre d'une autonomie moindre. Les appareils à voilure tournante (hélicos, multirotors) sont les maîtres du vol stationnaire. Un drone est un aéronef volant sans pilote à bord. Enfin presque. Car il possède un autopilote, qui tient sur deux centimètres carrés de circuits imprimés. Son premier rôle, assurer la stabilité. «Sans lui, un appareil à voilure fixe redevient un simple avion radiocommandé et un multirotor serait incontrôlable. Même pour le pilote le plus chevronné», assure Rodolphe Jobard, qui dirige la société Dronea et vient de publier Les Drones, la nouvelle révolutionchez Eyrolles. Sur les engins les plus évolués, l'autopilote s'occupe de la navigation et, au sol, le télépilote humain (relié par radio) n'a plus qu'à indiquer des coordonnées à atteindre ou le parcours à suivre.


 

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Le père de l'ADSL, Joseph Lechleider, est mort

8 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom

Sa mort serait passée inaperçue si le  New York Times n'en avait pas eu vent. C'est pourtant en grande partie grâce à lui que nous sommes débarrassés du vieux modem 56k  et de ses bruits extraterrestres. L'Américain Joseph Lechleider, l'un des inventeurs de l'Internet haut débit, est décédé à 82 ans d'un cancer de l'œsophage le 18 avril.

Joseph Lechleider a contribué au développement de l'Internet haut débit en imaginant la technologie ADSL. Dans les années 80, les compagnies téléphoniques américaines veulent améliorer la vitesse des connexions à Internet, pour l'instant cantonnées aux modems 56k, afin de proposer des vidéos à la demande et concurrencer la télévision par câble. Elles travaillent sur le DSL, qui fait passer la connexion Internet par les lignes téléphoniques de cuivre. La vitesse de connexion s'améliore nettement, mais demeure insatisfaisante pour regarder des vidéos sans accrocs.

Priorité au téléchargement

Joseph Lechleider, qui travaille pour Bellcore, le centre de recherche et développement de l'opérateur AT&T, imagine un moyen de maximiser la vitesse de connexion en la rendant «asymétrique». C'est le «A» d'ADSL. Il constate qu'un internaute a beaucoup plus souvent besoin de télécharger des données (charger une page Internet, regarder une vidéo, ouvrir un e-mail...) que d'en envoyer. Il propose donc de favoriser grandement la vitesse de téléchargement (download) au détriment de la vitesse d'émission (upload). Bellcore dépose le brevet en 1988. Pour John Cioffi, un autre pionnier qui a développé les modems DSL, la contribution de Joseph Lechleider a été «essentielle au développement et à l'expansion d'Internet».

Ce sont pourtant les modems 56k qui seront installés dans les foyers américains dans les années 90, lorsqu'Internet commence à se répandre. L'activité est lucrative pour les compagnies téléphoniques, qui doivent installer une seconde ligne téléphonique pour faire fonctionner ces modems. Il faudra attendre l'arrivée de sites de plus en plus riches et gourmands en bande passante à partir des années 2000 pour que le haut débit se propage aux États-Unis.

En France, c'est France Télécom, intéressé par le potentiel de l'ADSL en matière télévision numérique, qui commence à expérimenter la technologie dès 1994, avec un test de télévision par ADSL dès 1996. En 1999, la première offre commerciale d'ADSL arrive dans les plus grandes villes de France. L'année 2002 voit l'arrivée des premières box «triple play», avec Internet, télévision et téléphone.

Joseph Lechleider a été intronisé en 2013 au «National Inventors Hall of Fame», une institution qui récompense les inventeurs les plus brillants des États-Unis.

 

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Le projet de loi d'espionage étatique telecom et internet

5 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #espinage étatique

Le projet de loi sur le renseignement définit les missions des services, le régime d’autorisation pour l’utilisation des techniques d’espionnage et leur contrôle.

Le projet de loi sur le renseignement, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale , définit les missions des services de renseignement (de la prévention du terrorisme à l'espionnage économique) ainsi que le régime d'autorisation et de contrôle des techniques d'espionnage (écoutes, pose de caméras ou de logiciel-espion, accès aux données de connexion, etc.). Ces activités sont actuellement partagées entre six services (extérieur, intérieur, militaire, douanier, financier...). Le gouvernement pourra autoriser d’autres services à avoir recours à ces techniques, comme le renseignement pénitentiaire.

Un point en particulier a cristallisé les débats : la mise en place, sur les réseaux des opérateurs, d’outils d’analyse automatique (un algorithme) pour détecter par une « succession suspecte de données de connexion » une « menace terroriste », un dispositif qualifié de « boîte noire » par ses détracteurs qui le comparent aux pratiques de « surveillance généralisée » de la NSA américaine.

Les missions

Les services peuvent recourir aux techniques pour le recueil de renseignements « relatifs à la défense et à la promotion des intérêts publics suivants :

- L’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale

- Les intérêts majeurs de la politique étrangère et la prévention de toute forme d’ingérence étrangère

- Les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France

- La prévention du terrorisme

- La prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou de la reconstitution ou d’actions tendant au maintien de groupements dissous

- La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées

- La prévention de la prolifération des armes de destruction massive. »

Les techniques autorisées

- Les services pourront recourir à des « interceptions de sécurité » (qui pourront aussi viser l’entourage de la personne ciblée) portant sur les conversations téléphoniques ou les contenus de courriels. Ils pourront aussi poser des micros, des caméras, des logiciels-espion (permettant notamment de savoir ce que la personne tape sur son clavier)... Les renseignements collectés pourront être gardés 30 jours pour ceux issus des « interceptions de sécurité » et 90 jours pour ceux obtenus par sonorisation, localisation et captation d’image. Les données de connexion informatiques pourront elles être gardées cinq ans.

- Le texte va légaliser l’utilisation des « Imsi-catcher », qui interceptent dans un périmètre donné toutes les communications, en imitant le fonctionnement d’un relais de téléphonie mobile. Il suffira de savoir qu’une cible est dans un certain périmètre pour s’assurer que toutes ses communications soient interceptées à son insu, quelle que soit la ligne qu’elle utilise.

- Le gouvernement pourra demander aux opérateurs de communication et aux fournisseurs d’accès internet de mettre en place un algorithme (un programme informatique capable de détecter une suite d’opérations définies) pouvant déceler « une menace terroriste » par une suite de comportements sur internet, comme des mots clés tapés et des sites consultés. En cas de menace détectée, l’anonymat de ces métadonnées pourra être levé.

Le contrôle des services

Le texte crée une « Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement » composée de six parlementaires (trois députés et trois sénateurs), trois membres du Conseil d’État, trois magistrats de la Cour de cassation et un spécialiste des questions électroniques.

La Commission devra donner un avis préalable (dans les 24 heures, trois jours exceptionnellement) à chaque mise en oeuvre de ces techniques de renseignement, sauf dans des cas d’urgence. Les services du Premier ministre, qui délivrent les autorisations pour 4 mois renouvelables, pourront passer outre cet avis mais devront le motiver.

La Commission aura accès au code-source des algorithmes, aux renseignements collectés, à leur traçabilité et aux locaux des services où ils sont centralisés. A chaque désaccord sur la procédure ou sur le fond, elle pourra saisir le Conseil d’État.

Un statut de lanceur d’alerte a été créé afin d’apporter une protection juridique à un agent souhaitant révéler des illégalités commises et qui devra contacter à cette fin la Commission.

La mise en oeuvre d’une technique de renseignement à l’égard de certaines professions protégées (magistrats, avocats, journalistes) et des parlementaires est soumise à des conditions plus strictes (pas d’urgence, pas d’introduction au domicile...)

Toutes ces procédures ne s’appliquent pas pour l’interception d’une communication qui ne transite pas par le territoire national

Autres points

- Création d’un fichier des auteurs d’infractions de terrorisme dont les données pourront être inscrites dès la mise en examen et conservées pendant 20 ans.

- durcissement de l’échelle des sanctions pécuniaires en cas de cyberattaque

- accès aux données de voyage des opérateurs de transport routier internationaux

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Pack Business Entrepreneurs Intégral Max Fibre

4 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Pack Buiness

5 outils numériques pour booster la productivité de votre TPE

Quoi de pire que de ne pas pouvoir joindre un de vos collaborateurs ou, pour vos clients, de rester sans réponse ? Pour éviter ces inconvénients, les standards virtuels apparaissent comme une vraie révolution : il est désormais inutile de les acheter, de les installer, de les configurer et de les mettre régulièrement à jour - ils sont accessibles "dans le cloud", tout simplement. Au quotidien, c'est un véritable soulagement.

Avec un standard virtuel (ou "standard virtuel externalisé"), comme celui intégré dans l'offre Pack Business Entrepreneurs Intégral Max destinée aux TPE, vos collaborateurs ont la possibilité de :

  • afficher leur numéro de fixe ou de mobile, au choix,

  • rediriger les appels du fixe vers le mobile (et réciproquement), ou vers d'autres collaborateurs (selon un ordre qu'ils peuvent déterminer et changer facilement),

  • réduire le nombre de réunions grâce à la conférence téléphonique (pour téléphones fixes et mobiles),

  • disposer d'une messagerie unique pour stocker tous les messages fixes et mobile,

  • diffuser un message d'accueil, de la musique, ou un message de pré-décroché lequel demande à l'appelant de patienter quelques instants avant que son interlocuteur prenne l'appel.

Ce standard virtuel est véritablement au centre du package téléphonie fixe et téléphonie mobile fourni dans le cadre du Pack Business Entrepreneurs Intégral Max.

Office 365 : à dispo pour vos collaborateurs, où qu'ils soient

Beaucoup d'entreprises utilisent Word, Excel ou PowerPoint, pour ne citer que quelques-unes des applications Microsoft. Avec Office 365, qui fait partie du Pack Business Entrepreneurs Intégral Max, ces logiciels sont utilisables en ligne, c'est-à-dire sans même être installés sur les ordinateurs, tablettes ou smartphones de vos collaborateurs.

La solution de messagerie Exchange en fait également partie, en complément de Lync, la messagerie instantanée.

Messagerie instantanée et visioconférence : augmenter l'efficacité collective

Rapide et facile à utiliser, la messagerie instantanée est souvent mieux adaptée aux échanges rapides que l'e-mail - lequel reste un facteur important de ralentissement et de déconcentration des collaborateurs. Pour répondre à ce besoin, la messagerie instantanée Lync de Microsoft est fournie dans le cadre du Pack Business Entrepreneurs Intégral Max.

À l'inverse, il est parfois nécessaire de créer des conditions de dialogue très réalistes entre des interlocuteurs éloignés. C'est le rôle de la visioconférence ou, plus modestement, de la webconférence. Avec des outils tels que Lync, la TPE évite des déplacements coûteux, chronophages et peu écologiques ; il est également possible de visualiser ensemble des documents.

Le travail en visio se justifie notamment si l'entreprise a plusieurs sites géographiques, si elle fait appel à des télétravailleurs ou à des agents commerciaux, ou si elle souhaite établir des liens privilégiés avec certains clients, partenaires ou fournisseurs.

À condition bien sûr de disposer d'un accès Internet à Très Haut Débit. Dans ce cadre, le Pack Business Entrepreneurs Intégral Max fait toute la différence : il propose un accès Internet par fibre optique jusqu'à 200 Mb/s (1) ou à défaut un accès ADSL jusqu'à 20 Mb/s. Pour vos équipes, cela signifie qu'il n'y aura pratiquement plus de ralentissement pendant le travail.

Cloud : stockage, partage et sécurisation des données de votre TPE-PME

Trop de TPE perdent encore du temps à s'échanger des fichiers par l'intermédiaire d'e-mails. Du coup, les collaborateurs ne sont jamais sûrs d'avoir "la bonne version". Il est beaucoup plus judicieux de changer de méthode, en plaçant certains fichiers dans un "pot commun", c'est-à-direun répertoire partagé et accessible en ligne. Par ailleurs, il est parfois recommandé detravailler ensemble et simultanément sur un même document, partagé en ligne. Bien sûr, certains de ces dossiers ou fichiers devront être protégés par des mots de passe, fournis uniquement aux collaborateurs concernés.

Toutes ces fonctions sont disponibles avec SFR Sync, solution fournie en standard avec le Pack Business Entrepreneurs Intégral Max, et ne nécessitant pas d'installation logicielle.

Autre recommandation, les données les plus importantes pour votre activité doivent absolument faire l'objet d'une sauvegarde automatique très régulière. Les cyber attaques et les malwares se multiplient - il faut donc s'en prémunir au moins par des actions de sauvegarde, ce que permet SFR Sync, en toute simplicité.

L'accompagnement : ne soyez pas seuls face au numérique

La plupart des TPE, et PME, n'ont pas de responsable dédié à l'informatique et aux télécoms. Elles ont pourtant besoin d'être accompagnées par des professionnels du numérique, disponibles, capables de pédagogie, et à l'écoute des difficultés spécifiques à leur métier.

Le vaste réseau de distributeurs SFR Business Team apporte ces compétences, à proximité géographique de chaque entreprise. Un interlocuteur unique SFR Business Team est à disposition, pour répondre à toute question technique ou commerciale. Dans le cas du Pack Business Entrepreneurs Intégral Max, une facturation unique et forfaitaire donne les bases d'un dialogue sain et simple (pour calculer les économies réalisées, voir le configurateur en ligne).

Pour augmenter la productivité et l'intelligence collective de vos équipes, commencez par leur donner des outils numériques vraiment efficaces et valorisants !

(1) Sous réserve d'éligibilité à la fibre.

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