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Informatique et télecoms

Sepa donne de nouvelles missions aux DSI

Rédigé par Informatelecom Publié dans #sepa

Depuis le 1 er août, les systèmes de prélèvement et de virement doivent respecter la norme européenne Sepa. Elle pousse équipes techniques et trésoriers à travailler ensemble.

C’est un effet collatéral du passage à la norme Sepa. Les trésoriers et les DSI sont sortis de leurs tours d’ivoire respectives. « Avant la mise en place de l’espace unique de paiement en euros, le trésorier était autonome pour gérer le cash et assurer les échanges avec les clients. Tandis que la DSI entretenait de son côté le système informatique de paiement en suivant les recommandations d’un comité professionnel, le CFONB », rappelle Jean-Sébastien Corbeels, responsable des activités Moyen de paiement chez Steria.

Avec Sepa, tout a changé. Dans chaque entreprise, il a d’abord fallu que les deux métiers travaillent de concert pour faire évoluer leur système de virement et de prélèvement électronique dans le respect de la nouvelle norme. Après quelques frayeurs quant au respect du timing, et un report de six mois de la date fatidique , l’ancien modèle du RIB s’est éteint le 1er août dernier. Désormais, les mouvements d’argent sont caractérisés par les indications BIC et IBAN, communes à toutes l’Europe. Finalement, la grande majorité des entreprises a su évoluer à temps : le blocage technique des trésoreries a été évité.

La norme Sepa va évoluer, les DSI devront se mettre à jour

Mais la coopération ne va pas s’arrêter-là. « Avec la norme Sepa, le comptable travaille avec de nouvelles données : le BIC qui identifie une banque et l’IBAN qui identifie un compte bancaire. Si elles ne sont pas à jour, le virement ou le prélèvement échouera », prévient Jean-Sébastien Corbeels. C’est là que la DSI entre à nouveau en jeu. Dans le cas où une entreprise souhaite se faire payer, la DSI a maintenant pour mission d’émettre le prélèvement associé, au format SEPA. Ce sera alors à elle de vérifier, en comparant avec diverses bases de données, si les informations bancaires (IBAN et BIC) sont conforme afin d’éviter un rejet.

La norme Sepa n’est pas figée. En 2016, la mention du BIC sur les autorisations de prélèvement ne sera plus obligatoire. Le système informatique devra être mis à jour en conséquence. La collaboration comptables/DSI est partie pour durer.

Florian Debes

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