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Informatique et télecoms

Articles avec #fibre tag

Très haut débit : Bercy ne relâche pas la pression

31 Octobre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Fibre, #3g, #2G, #Haut débit, #SFR, #Numericable, #Orange, #Free, #Bouygues Telecom

Emmanuel Macron a réuni les opérateurs télécoms vendredi à Bercy. Il souhaitait s’assurer qu’ils respecteraient leurs engagements de déploiement du très haut débit en France.

Emmanuel Macron est sorti rassuré de sa réunion vendredi avec les représentants des quatre opérateurs télécoms Orange, Numericable-SFR, Bouygues Télécom et Free. « Nous sommes en ligne avec le plan de déploiement du très haut débit », a-t-il affirmé, alors que certains avaient alerté, il y a quelques jours, sur de possibles retards.

Ce plan à 20 milliards d’euros, financé pour partie par les « telcos » et l’Etat, a vocation à couvrir la quasi intégralité du territoire en fibre optique d’ici à 2022, une technologie beaucoup plus rapide que l’ADSL. Sur certaines zones, les opérateurs co-investissent ensemble. Mais Bouygues Telecom s’est récemment plaint devant l’autorité de la concurrence du retard pris par Numericable-SFR son partenaire dans les grandes villes, l’accusant de ne pas respecter son engagement

« J’ai demandé que les investissements puissent être faits pour retrouver le bon rythme en particulier pour Numericable-SFR qui avait pris du retard ces derniers mois suite à l’opération de rapprochement (fusion Numericable-SFR, NDLR)», a indiqué le ministre. « J’ai noté un engagement fort de Numericable-SFR en terme d’investissements et une volonté très ferme des dirigeants de tenir les engagements qui avaient été pris et même d’aller au-delà de ce qui était prévu », a-t-il ajouté. Le retard pris devrait donc être rattrapé. C’est ce qu’affirme Numericable-SFR. « Je le prends comme un signal positif qui mérite d’être évalué et mesuré », a toutefois relativisé le ministre.

Des « réunions de chantier »

Celui-ci a fait du déploiement du très haut débit l’une de ses priorités, à tel point, qu’il a mis en place des « réunions de chantier » tous les deux à trois mois avec les « telecoms » pour surveiller l’évolution des déploiements de la fibre. En janvier prochain, il a même prévu de rendre publique une cartographie des déploiements en cours et à venir.

Cette « mise sous surveillance » des opérateurs, s’applique pour la fibre, donc les réseaux fixes, mais elle est aussi valable pour le mobile. Plusieurs dispositions ont été prises dans la loi Macron visant notamment à accélérer la couverture 2G et 3G sur certaines zones du territoire.

Il faut dire que le sujet est éminemment politique : régulièrement le ministre est interpellé par les élus locaux sur leur commune qui sont mal voir pas du tout couvertes. Les « telcoms » ont ainsi pris au printemps des engagements en couverture mobile en 2G avant fin 2016 et en 3G avant mi-2017, en totalité dans les centre-bourgs. Et ils ont promis de mettre entre 800 millions et 1 milliard sur la table pour 800 zones dîtes « prioritaires », c’est-à-dire là où à quelques centaines de mètres des centres-bourgs on n’a pas accès à l’internet et à la téléphonie mobiles. Et comme si cela ne suffisait pas, le ministre aussi fait inscrire dans la loi la possibilité pour l’Arcep, le régulateur des télécoms, de sanctionner les opérateurs qui ne respecteraient pas leurs engagements.

Les « telecoms » eux râlent qu’on leur demande toujours plus d’investissements alors que la « taxe télécoms » visant à financer l’audiovisuel public vient d’augmenter. Ils réclament des compensations. D’après nos informations, ils espèrent notamment qu’une mesure exceptionnelle d’un an, prise en avril, visant à encourager l’investissement industriel des entreprises en leur permettant de pratiquer un sur-amortissement de 40 %, puisse leur être appliquée. Le ministre n’exclurait pas de le leur accorder dans le cadre de sa loi Macron 2

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Bouygues Telecom internet fixe en 4G, 4G+ à la vitesse de la fibre

19 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #4G, #4G+, #Fibre, #Bouygues Telecom, #informatelecom

Entreprises- BouyguesTel étoffe son offre d'Internet fixe en 4G, 4G+

Business : Le routeur 4G permettant aux entreprises de se connecter pour un accès fixe via la 4G peut désormais s'associer à des services managés comme la supervision, le VPN et l'IP fixe.

Dans l'univers de la téléphonie fixe, Bouygues Telecom est encore un petit acteur et le constat est le même dans le marché Entreprises ultra-dominé par Orange et SFR/Completel. Mais l'opérateur entend s'appuyer sur ses forces pour proposer des alternatives dans ces segments où il est encore peu présent.

Dans l'Internet fixe pour les entreprises, le groupe s'appuie ainsi sur son étendu réseau 4G/4G+ (72% de la population couverte, 3 entreprises sur 4) pour proposer un accès fixe. Ainsi, les entreprises peu ou mal couvertes par l'ADSL, ou celles qui cherchent à se doter ponctuellement d’une connexion internet fixe (bureaux provisoires, chantiers, événements...) ou encore celles qui cherchent un lien de backup, peuvent depuis un an s'offrir un routeur 4G doté d'une enveloppe data.

Il suffit alors de connecter en Wi-Fi ou en Ethernet les postes de l'entreprise pour profiter du très haut débit mobile, théoriquement plus rapide que l'ADSL et parfois pas loin de la fibre optique...

Aujourd'hui, cette solution est renouvelée et renforcée. L’offre d’Accès Routeur 4G permet désormais l’accès en Très Haut Débit au VPN (réseau privé) de l’entreprise, ou à Internet avec supervision (à travers l'association avec une box Cisco), ainsi que la sécurisation de liens fixes grâce aux services d’antispam, antivirus et filtrage.

"Normal que la concurrence ne propose pas ce type d'accès..."

"L’accès Internet via le routeur 4G est supervisé, ce qui permet notamment la prise en main à distance du routeur et la gestion d’adresses IP fixes", ajoute l'opérateur.

L’offre inclut donc un modem routeur 4G/4G+ Huawei (plus de 70 postes connectables), et un routeur Cisco pour la gestion de la supervision et du VPN. Elle est disponible à 99 euros HT par mois et associé à une enveloppe de 100 Go/mois, ce qui est cinq fois supérieur à la moyenne de consommation observée dans les entreprises, précise BouyguesTel. Au-delà, chaque Go supplémentaire est facturé.

Ce nouveau type d'accès au service fixe intéressera évidemment les artisans, les petites entreprises, les entreprises intermédiaires mais aussi pour des entreprises multi-sites qui ont des besoins de raccordement ou encore des grands comptes dans une optique de back-up. Un coup de pelleteuse est si vite arrivé...

Avec cette offre, Bouygues Telecom veut avant tout mettre à mal Orange Business Services qui détient plus de 60% du marché B2B fixe contre 2% pour son concurrent. "Nous n'avons aucun complexe à dire que cette offre vise à contrecarrer les offres fibre optique de la concurrence. Pour une entreprise, c'est plus pertinent, plus facile et moins coûteux de passer par une solution comme celle que nous proposons", explique Thierry Labbé, nouveau patron de Bouygues Telecom Entreprise.

Et de poursuivre : "On a un petit bijou entre les mains, les clients ne connaissent pas cette alternative d'accès au fixe et la concurrence ne le fait pas, ce qui est assez logique. Pourquoi voulez-vous qu'Orange qui a installé des accès fixes très chers dans les entreprises propose une offre comme la notre ?". Et de pointer également "l'instabilité" du réseau de SFR en 4G... Autant d'arguments qui devraient générer une "accélération de 50% des ventes d'offres fixes B2B" avance le groupe.

Pour mettre en place la solution Bouygues Telecom vous pouvez me contacter au 0175788518 tapez 3 ou pascal.charlet@informatelecom.fr

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La France à la traîne dans Fixe et Mobile du très haut débit

21 Juin 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #fibre, #4G

La France à la traîne dans Fixe et Mobile du très haut débit
La France à la traîne dans Fixe et Mobile du très haut débit

Avec un peu plus de 70 %, la France (notamment grâce à Bouygues Telecom et Orange)

se situe en dessous de la moyenne européenne. -

Selon une étude IHS, près de 80 % des foyers européens sont couverts par la 4G.

Le très haut débit continue de se déployer à grande vitesse en Europe. Malgré les difficultés du marché, les opérateurs télécoms continuent d’investir dans les réseaux pour connecter toujours plus d’habitants. En témoignent les résultats de l’étude du cabinet IHS sur l’évolution de la couverture très haut débit, réalisée pour le compte de la Commission européenne, et publiée en fin de semaine dernière.

Le phénomène est particulièrement important dans le mobile. 2014 fut véritablement l’année de la démocratisation de la 4G sur le Vieux Continent. A la fin de l’année dernière, le très haut débit mobile était disponible pour 79,4 % des foyers, soit un bond de 20 points par rapport à 2013. « C’est la plus forte progression recensée parmi le déploiement des nouvelles technologies, précise Alzbeta Fellenbaum, analyste chez IHS. Les opérateurs télécoms européens ont beaucoup investi au cours des deux dernières années ».

La palme de la meilleure connectivité revient aux pays du Nord de l’Europe, avec un trio de tête formé par les Pays-Bas, la Suède et le Danemark, où la couverture 4G atteint 99 %, favorisée par la forte urbanisation. Avec un peu plus de 70 %, la France (notamment grâce à Bouygues Telecom et Orange) se situe en dessous de la moyenne, derrière ses voisins allemand, italien et espagnol. Les pays de l’Est, comme la Bulgarie, la Slovaquie, et la Roumanie ferment la marche. D’une manière générale, l’écart entre les différents pays membres s’est réduit, même si celui avec les Etats-Unis reste conséquent (la couverture atteint 99 % chez ATT et Verizon).

La fibre émerge lentement

Le très haut débit fixe progresse également. Si 97 % des foyers européens peuvent jouir d’une connexion Internet, les deux tiers (68,1 %) surfent désormais avec une vitesse d’au moins 30 Mbit/s, le standard en Europe pour qualifier le très haut débit. La majorité de ces connexions fonctionnent toutefois avec du VDSL, la version améliorée de l’ADSL (38 % de la population). « La prééminence du VDSL confirme le virage pris depuis 2013 par l’industrie, qui préfère investir dans l’amélioration du réseau cuivre existant plutôt que dans le déploiement plus coûteux de la fibre optique », explique le cabinet IHS.

A fin 2014, seuls 19 % des habitants en Europe pouvaient prétendre à la fibre, qu’elle soit FTTB (fiber to the building) ou FTTH (fiber to the home), avec les meilleures couvertures observées dans les pays Baltes comme la Lituanie et la Lettonie (plus de 80 %). « Ces Etats ont opéré une refonte de leurs infrastructures telecoms il y a plusieurs années en y installant la fibre, avec un déploiement facilité », détaille Alzbeta Fellenbaum. Le Benelux truste le haut du classement avec plus de 95 % des foyers couverts par le très haut débit fixe.

La France fait partie des pays les moins avancés. Seuls un peu plus de 40 % des foyers sont couverts par le très haut débit fixe. La qualité du réseau ADSL a longtemps incité les opérateurs nationaux à repousser les investissements. Le plan très haut débit mis en place par l’Etat, et qui prévoit une couverture totale d’ici 2022, devrait changer la donne. La course au déploiement a déjà commencé. Reste à savoir si la reprise du mouvement de consolidation ne provoquera pas un nouveau frein

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Orange et SFR se disputent la couverture de la France en très haut débit

29 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #fibre, #orange, #SFR, #Numericable, #zone couverture fibre

Alors qu’ils s’étaient réparti les zones à couvrir, SFR veut désormais empiéter sur le territoire d’Orange.

Dans le monde des télécoms, les sujets de dispute ne manquent pas. On en a encore eu une belle illustration la semaine dernière, entre Patrick Drahi, le patron de Numericable-SFR et Stéphane Richard, celui d’Orange. Invité à s’exprimer devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Patrick Drahi est revenu sur le plan de déploiement du très haut débit (la fibre optique dans le jargon des télécoms) en France.

Aujourd’hui, dans l’hexagone, les « cadors » de la fibre optique sont Orange et Numericable-SFR. Ils jouent un rôle moteur dans ce vaste et ambitieux chantier scruté par l’Etat, tant les enjeux politiques sont forts : il s’agit d’offrir le très haut débit pour tous, d’ici 2022. La fibre optique va permettre de transmettre des quantités de données à la vitesse de la lumière. Soit beaucoup plus vite que l’ADSL. Un plan à 20 milliards d’euros. Tout désaccord entre SFR et Orange est un sujet sensible, susceptible de retarder les travaux. Or, l’audition de Patrick Drahi a montré que leurs violons n’étaient pas encore bien accordés.

Alors qu’un accord a été signé en 2011 entre Orange et SFR pour se répartir les zones dîtes moyennement denses (celles situées à la périphéries des villes), qui comptent environ 10 millions de logements, celui-ci semble être aujourd’hui remis en cause par le second. « Je souhaite en faire plus  » que les 20 % de couverture du territoire prévus, à l’origine dans l’accord avec Orange, a ainsi déclaré Patrick Drahi, tout en assurant qu’il respecterait ses engagements initiaux. A l’origine, SFR devait couvrir 2,3 millions de logements et Orange 7,5 millions.

Coup d’avance

«Numericable-SFR est prêt à investir dans 50 % » des zones moyennement denses, a-t-il assuré, s’interrogeant : « pourquoi nous n’aurions que 10 % du territoire national et l’opérateur historique 90 % ?  ». Le fait est que l’accord en question a été conclu alors que Patrick Drahi n’avait pas encore racheté SFR. Aujourd’hui, s’il se montre plus gourmand, c’est parce que toute la stratégie de Numericable et SFR fusionnés est axée en direction de la fibre optique qui a « convaincu » Patrick Drahi « depuis plus de 20 ans ».

« Nous on dit qu’il faut déjà commencer à faire ce qui est écrit dans l’accord. SFR n’a quasiment rien commencé à déployer à ce jour, alors que nous sommes en phase d’accélération », rétorque le patron d’Orange Stéphane Richard. «L’intérêt d’Orange et des collectivités, ce n’est pas de revoir la répartition ». Celle-ci avait été décidée pour éviter la duplication de deux réseaux privés à un même endroit. A partir du moment où un opérateur déploie un réseau sur une zone donnée, tous les autres peuvent ensuite s’y raccorder. Inutile d’avoir deux infrastructures. Mais pour Numericable-SFR, l’enjeu est ailleurs : aujourd’hui il a un coup d’avance sur ses concurrents grâce à son réseau câblé qui lui permet déjà de faire du très haut débit. Alors qu’Orange accélère dans la fibre, il risque de se faire doubler.

L’hypothèse d’une remise à plat de l’accord semble toutefois difficile, car cela retarderait l’arrivée de la fibre dans les territoires. Or le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a déjà tapé du point sur la table, récemment, dans nos colonnes, appelant les opérateurs à « accélérer pour rattraper le calendrier », qui a déjà pris du retard en raison du feuilleton, l’an dernier, de la fusion Numericable-SFR

Opérateur Carte de déploiement de la fibre optique Nombre de foyers éligibles 

Zone de couverture Numericable Près de 10 millions 

Zone de couverture SFR Plus de 2 millions 

Bouygues http://www.corporate.bouyguestelecom.fr/notre-reseau/cartes-de-couverture-reseau

Zone de couverture Orange Plus de 3 millions 
Free Non communiqué Non communiqué

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Création de la société Fibre de France en Avril

29 Mars 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Fibre optique, #Free, #SFR, #Numéricable, #Orange, #Bouygues Telecom, #Fibre, #Fibre de France

Les 4 plus grands du secteur de la téléphonie ont décidés de mettre en commun leurs forces.

Le 1 avril Orange, SFR numéricable, Bouygues télécom et Free vont créer une société commune Fibre de France pour objectif 100 % du territoire fibré en 2025

Démocratiser l’accès à Internet relève une des priorités politiques .. Et quand le sujet est abordé, la fibre optique pour tous apparaît comme une solution d'avenir qui va sortir la France de la crise économique.

Il y a deux ans, en plein débat sur la création de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, le Conseil constitutionnel affirmait que l’accès à Internet est un droit fondamental. Mais tous les Français ont-ils accès à Internet? La réponse est non.

Il existe des «zones blanches» où les habitants n’ont pas la possibilité d’accéder à Internet aussi facilement qu’en ville. Pour eux, il existe deux solutions: d’une part, les initiatives locales financées par des opérateurs privés et les collectivités territoriales (aidées très modestement par l’État) ; d’autre part les FAI par satellite ou WIMAX comme alternatives de désenclavement numérique. Si le simple fait qu’elles existent est remarquable, leur réalité économique ne permet pas la péréquation nationale.

Les milieux politiques de tout bord ont décidés de donner un coup d’accélérateur au haut débit en France
D’abord l’échéance à laquelle la France doit être couverte par te très haut débit (fibre, câble ou autre) financièrement accessible. Selon les propositions, cette date s’échelonne de 2017 (front de gauche) à 2025 (Plan France Numérique). en passant par 2020 (UMP) ou 2022 (PS). D’autres préfèrent ne pas se prononcer. Et c’est certainement le plus raisonnable, car certaines estimations plus réalistes parlent de 2030.

Contrôler les tarifs. Quelques propositions de candidat se recoupent: création d’un organisme d’État chargé de financer et de piloter les projets dans les zones peu ou moyennement denses; réalisation d’un cahier des charges à destination des opérateurs pour les inciter à investir partout en France (même là où ce n’est pas rentable), quitte à sanctionner les récalcitrants; et soutien des collectivités territoriales aussi bien financier que législatif. Reste à trouver … l’argent. Les candidats s’accordent également sur le fait qu’il sera nécessaire de contrôler les tarifs, notamment dans les zones très peu rentables. Car tous sont attachés à la péréquation des prix.

En effet, le groupement Fibre de France a décider de mettre des forfait ADSL sur ligne dégroupée est moins cher que sur ligne non dégroupée. Des tarifs base à 10 € / mois pour un accès Internet seul pour les personnes ayant un revenu modeste (bénéficiaires du RSA). Les opérateurs seront libre de fixer le prix, il s'étaleront de 30 € à 150 € en fonction de débit et des prestations demandés par les abonnées.

Les zones industrielles seront privilégiées pour que les entreprises accélèrent leur passage au tout numérique. Le gouvernement a donné comme objectif fin 2017.

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Création de la société Fibre de France en Avril
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La fusion SFR-Numericable perturbe le plan de déploiement de la fibre optique

5 Novembre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #FTTH, #FIBRE, #NUMERICABLE, #SFR

Le rachat de SFR pourrait changer la donne dans les contrats de cofinancement de la fibre avec Orange . Numericable n’a pas intérêt à déployer la fibre là où il dispose déjà du câble.

C’est l’un des grands enjeux du rapprochement entre SFR et Numericable. L’aménagement numérique du territoire peut-il être mis en danger par le rachat du premier par le second ? L’Autorité de la concurrence s’est posé la question lors de l’analyse qu’elle a faite ces derniers mois de la transaction. La réponse fait même partie des conditions accompagnant l’autorisation que le gendarme de la concurrence a donnée à Numericable la semaine dernière.

Le cadre du plan France très haut débit, destiné à couvrir la France d’ici à 2022 (qui a succédé en 2013 au programme national très haut débit de 2010), prévoit que l’investissement dans les réseaux en fibre optique dans certaines régions soit cofinancé par les opérateurs télécoms. Fin 2011, SFR et Orange se sont ainsi mis d’accord pour se partager le travail et déployer de façon intelligente le FTTH (fibre optique) dans les zones moyennement denses (environ 3.000 communes et 10 millions de foyers) afin d’éviter les doublons. Une fois l’infrastructure déployée et le service disponible, chaque opérateur est censé ouvrir le réseau à son concurrent.

Le rachat de SFR par Numericable change néanmoins la donne. Dans les zones attribuées à SFR, celui-ci pourrait en effet être tenté de privilégier l’infrastructure câble de son nouveau propriétaire là où celle-ci sera déjà présente. Car le câble permet aussi de faire du très haut débit (supérieur à 30 Mbps). Au total, il y aurait déjà 600.000 prises câble dans les régions où l’ex-filiale de Vivendi devait déployer de la fibre. Numericable n’a donc pas intérêt à investir dans la fibre dans ces territoires, s’il ne veut pas se retrouver avec deux infrastructures parallèles. Le retrait du cofinancement de SFR pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions d’euros.

Patrick Drahi, le président d’Altice, maison mère de Numericable, propose une solution : en lieu et place de la fibre qu’aurait dû déployer SFR dans ces territoires, pourquoi ne pas plutôt couvrir les zones les plus reculées, c’est-à-dire celles où rien n’est aujourd’hui prévu ? La proposition a de quoi séduire les pouvoirs publics, qui rêvent d’offrir le très haut débit à 100 % des Français. Cela permettrait en outre à Numericable-SFR de préempter de nouvelles zones.

Bataille pour le très haut débit

Orange et SFR vont donc se remettre à la table des discussions dès le « closing » de la fusion Numericable-SFR, qui sera prononcé le 27 novembre. En attendant, le nouvel ensemble s’est engagé « à ne pas s’opposer au déploiement de la fibre par Orange dans les zones antérieurement réservées à SFR  ». Cela permet à Orange de ne pas être contraint par Numericable dans le déploiement de son réseau en fibre optique. Mais cela représente un coût supplémentaire pour Orange, alors que l’opérateur historique a déjà prévu d’investir 2,5 milliards sur cinq ans dans la fibre.

Quoi qu’il en soit, il semble que ce dernier soit de toute façon condamné à mettre plus d’argent sur la table. Demain, les Français devront trancher entre le câble et la fibre pour avoir accès au très haut débit. Orange, le leader des télécoms, a donc tout intérêt à déployer rapidement sa fibre pour ne pas laisser Numericable-SFR gagner trop de parts de marché. Celui-ci a déjà une belle longueur d’avance, avec 6 millions de foyers devant être raccordés à son réseau très haut débit à la fin de l’année et 12 millions en 2017.

Pour Orange, il n’y a donc pas de temps à perdre. D’après nos informations, l'opérateur vient d’envoyer un courrier au gouvernement lui signifiant son intention d’accélérer sur le déploiement du FTTH. La bataille du très haut débit est bel et bien engagée

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Orange réplique à Bouygues Telecom en offrant la fibre chez Sosh

30 Juin 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Fibre optique, #fibre, #sosh, #Bouygues Telecom, #Bouygues, #orange, #Sfr, #numéricable

La fibre ne coûtera que 5 euros de plus en entrée de gamme.

La réaction des concurrents ne s’est finalement pas fait attendre. Quatre jours après l’annonce par Bouygues Telecom du lancement d’une offre fibre à 25,99 euros, c’est au tour d’Orange de dégainer dans le très haut débit fixe via Sosh. La marque low-cost de l’opérateur historique a annoncé hier qu’elle allait proposer la fibre dans ses forfaits alliant le mobile et la box. Jusqu’à présent, les abonnés Sosh étaient cantonnés à un accès haut débit (ADSL ou VDSL). Avec la fibre, ceux-ci auront accès à un débit descendant jusqu’à 200 megabits par seconde (jusqu’à 50 megabits en débit montant). Orange propose de son côté des débits allant jusqu’à 500 megabits (en descendant) pour ses offres haut de gamme.

2,1 millions de clients à l’offre Sosh « mobile + box »

Sur les quatre forfaits « quadruple play » disponibles chez Sosh, la fibre sera vendue sans surcoût pour les deux plus chers, ceux à 44,99 euros et 49,99 euros par mois. Elle sera en revanche facturée cinq euros de plus pour les deux plus petits forfaits, ceux à 29,99 euros et à 34,99 euros. Le très haut débit fixe sera donc accessible chez Sosh à partir de 34,99 euros (auquel il faut toutefois ajouter cinq euros pour la télévision). L’installation à domicile par un technicien (les équipes techniques sont les mêmes) sera prise en charge par l’opérateur, qui indique par ailleurs que tous les clients Sosh qui choisissent la fibre seront équipés de la Livebox Play, la box de dernière génération d’Orange. Comme les autres forfaits Sosh, ceux-ci seront sans engagement, et accessibles seulement sur le web. A ce jour, la marque low-cost d’Orange a séduit 2,1 millions de clients avec son offre « mobile + box ». Théoriquement, la fibre pourra être proposée aux 3 millions de foyers raccordés

L’offensive de Sosh tombe à point nommé. La semaine dernière, Bouygues Telecom a tenté de secouer le marché en cassant les prix du très haut débit fixe . L’opérateur télécoms, qui fait figure d’outsider derrière le trio Orange, Free et SFR, souhaite fixer un nouveau « référent tarifaire » dans la fibre (à 25,99 euros) et gagner ainsi des parts de marché, en construisant son réseau . Chez Orange, on garantit que la nouvelle offre commerciale de Sosh n’est pas une réponse à Bouygues. « Hasard de calendrier », précise une porte-parole, qui ajoute que « les offres de Sosh sont en constante évolution. On écoute nos clients. Et cette nouvelle offre dans la fibre répond à une demande ». Selon un expert du secteur, « Orange était effectivement prêt à sortir cette offre chez Sosh. Ils attendaient juste de savoir qui dégainerait en premier dans la fibre ».

Les opérateurs vont-ils s’aligner les uns après les autres, comme ils l’ont fait dans le mobile ? SFR ne semble pas disposé à riposter avant de passer sous la coupe de Numericable. Free, de son côté, a besoin des marges du fixe pour déployer son réseau mobile. Mais rien ne l’empêche de frapper encore plus fort dans le mobile.

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Bouygues Telecom poursuit son offensive dans l’Internet fixe

27 Juin 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Bouygues Telecom, #SFR, #Orange, #internet, #ADSL low cost, #ADSL, #EFM, #VSL2, #Fibre

Bouygues Telecom poursuit son offensive dans l’Internet fixe

L’opérateur casse les prix dans la fibre, avec une offre à 25,99 euros. Il embarquera les services de Google dans sa nouvelle box.

Bouygues Telecom remet le couvert dans le fixe. Et il est bien décidé à marquer le marché de son empreinte : d’abord d’un point de vue tarifaire, puis au niveau de l’innovation et des services offerts. Son objectif : gagner des parts de marché sur un segment où il fait office de « challenger » (un peu moins de 10 % du marché) derrière le trio Orange, Free et SFR.

Après avoir lancé en février une offre « triple play » (téléphonie, télévision, internet) dans l’ADSL à 19,99 euros par mois, Bouygues Telecom propose la fibre à 25,99 euros, soit un prix bien inférieur à celui de ses concurrents (environ 38 euros). L’opérateur espère ainsi fixer « un nouveau référent tarifaire », de la même manière qu’il tente de le faire dans l’ADSL. « Il n’y a pas de raison économique à fournir de la fibre optique à 40 euros ou plus », estime Olivier Roussat, le pdg de Bouygues Telecom. Qui garantit qu’à ce prix, l’opérateur « gagne de l’argent ».

« Démocratiser la fibre »

L’offre sera disponible dès le 30 juin à Paris et dans sa banlieue, mais aussi à Lyon, Marseille, Nice, Toulouse et Bordeaux. Aujourd’hui, 1,1 million de foyers sont éligibles ; ils seront 1,4 million à la fin de l’année,et Bouygues s’est fixé un objectif de 3,3 millions. La technologie déployée est le FTTH (la fibre arrive jusqu’au foyer). Celle-ci permet d’atteindre un débit de 400 megabits par seconde. L’opérateur proposait déjà une offre fibre à ses clients en utilisant le réseau de Numericable, qui utilise la technologie FTTLA (le réseau fibre est complété par la technologie câble pour entrer dans le foyer). Environ 400.000 clients Bouygues Telecom passent par les infrastructures du câblo-opérateur. La filiale du groupe de BTP espère notamment faire migrer ces abonnés sur son propre réseau.

« C’est une nouvelle fibre que l’on propose. En possédant le réseau, on peut mieux maîtriser nos offres et les prix », explique Olivier Roussat. Pour le dirigeant, le critère du prix est devenu « décisif » dans l’univers du fixe, compte tenu du contexte conjoncturel. « En France, seuls 2,5 % des foyers ont adopté la fibre, alors que 13 % sont éligibles. Il est temps de démocratiser le FTTH. C’est une technologie d’aujourd’hui et pas de demain ».

Cités en exemple en Californie

Outre l'offensive tarifaire, Bouygues Telecom souhaite aussi se différencier au niveau des services. L’opérateur va commercialiser à partir d’octobre une nouvelle box (« Miami ») développée avec Google. Plus compacte et plus puissante que la Bbox Sensation, fonctionnant avec le système d'exploitation Android, elle offre un accès complet à l’univers du moteur de recherche : le site de vidéos YouTube, le navigateur Chrome, le magasin d’applications Play Store, etc. Un parfait mélange entre le monde de la télévision et celui de l’Internet, selon le groupe. Bouygues Telecom n’est toutefois pas le premier opérateur à travailler dans ce domaine avec le géant du web. SFR avait déjà sorti une box TV avec Google Play en novembre 2013 (pour 3 euros de plus). Les deux français étaient d’ailleurs cités en exemple mercredi lors de la conférence des développeurs de Google, en Californie.

Bouygues Telecom a aussi amélioré l’interface et la navigation, afin de faciliter l’accès aux services de vidéo à la demande, à la télévision de rattrapage et aux diverses applications. Le groupe espère bénéficier de la créativité des millions de développeurs qui travaillent sur l’écosystème Android. Cette nouvelle box sera à la fois disponible dans les offres fibre et ADSL.

Guerre des prix

Le prix et l’innovation sont donc les deux principales armes de Bouygues Telecom pour partir à la conquête du marché. Reste à savoir si cet arsenal sera suffisant pour déstabiliser ses rivaux. Son offensive dans l’ADSL porte ses fruits. Au premier trimestre, il a séduit 100.000 nouveaux clients grâce à son offre à 19,99 euros. Les ventes seraient encore « très bonnes » sur le trimestre en cours. De là à entamer la guerre des prix ? « Bouygues prend surtout des clients à Free avec ces nouvelles offres, observe un expert du secteur. Pour l’instant, la concurrence ne s’est pas alignée sur ces nouveaux tarifs. Il n’y a pas de raison qu’elle le fasse aussi dans la fibre, où les volumes restent encore limités ».

Pour autant, les opérateurs concurrents ne devraient pas rester les bras croisés. Sans forcément toucher au prix, ils proposeront certainement dans les mois à venir de nouveaux services à leurs offres. Le marché du fixe est prêt à s’animer

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Bouygues Telecom s’attaque aux prix dans la fibre

26 Juin 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #fibre, #Bouygues Telecom, #fibre low-cost, #sfr, #Orange, #Numericable

L’opérateur propose une offre donnant accès à la fibre optique pour 25,99 euros par mois.

Candidat déçu à l’achat de SFR, finalement emporté par Numericable, et en attendant un éventuel mariage avec Orange, Bouygues Telecom ne dit pas son dernier mot. Il vient de dévoiler une nouvelle offre donnant accès à la fibre optique pour un prix sensiblement inférieur à ceux de ses concurrents, poursuivant sa stratégie agressive dans le fixe.

La filiale de Bouygues proposera à compter de la fin du mois un abonnement à 25,99 euros par mois en vue de « libérer le marché du fixe » marqué jusque-là par des offres aux caractéristiques techniques et tarifaires relativement similaires.

Offres low-cost mais rentables

Le plus petit opérateur fixe en France compte ainsi franchir une nouvelle étape de son offensive low-cost entamée ces derniers mois avec notamment le lancement d’une offre internet-télévision et téléphone à moins de 20 euros , contre 30 euros en moyenne. « Le critère de prix est devenu dans le fixe assez déterminant », a déclaré son PDG Olivier Roussat lors d’une conférence de presse.

Après avoir engrangé au premier trimestre le nombre de recrutements net le plus élevé dans le fixe, les ventes au deuxième trimestre ont été « très bonnes », a-t-il indiqué. « On s’attend à faire des ventes et à gagner des parts de marché », a-t-il ajouté en assurant que les offres restaient rentables en dépit de leurs prix bas.

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