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Informatique et télecoms

Articles avec #numericable tag

Très haut débit : Bercy ne relâche pas la pression

31 Octobre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Fibre, #3g, #2G, #Haut débit, #SFR, #Numericable, #Orange, #Free, #Bouygues Telecom

Emmanuel Macron a réuni les opérateurs télécoms vendredi à Bercy. Il souhaitait s’assurer qu’ils respecteraient leurs engagements de déploiement du très haut débit en France.

Emmanuel Macron est sorti rassuré de sa réunion vendredi avec les représentants des quatre opérateurs télécoms Orange, Numericable-SFR, Bouygues Télécom et Free. « Nous sommes en ligne avec le plan de déploiement du très haut débit », a-t-il affirmé, alors que certains avaient alerté, il y a quelques jours, sur de possibles retards.

Ce plan à 20 milliards d’euros, financé pour partie par les « telcos » et l’Etat, a vocation à couvrir la quasi intégralité du territoire en fibre optique d’ici à 2022, une technologie beaucoup plus rapide que l’ADSL. Sur certaines zones, les opérateurs co-investissent ensemble. Mais Bouygues Telecom s’est récemment plaint devant l’autorité de la concurrence du retard pris par Numericable-SFR son partenaire dans les grandes villes, l’accusant de ne pas respecter son engagement

« J’ai demandé que les investissements puissent être faits pour retrouver le bon rythme en particulier pour Numericable-SFR qui avait pris du retard ces derniers mois suite à l’opération de rapprochement (fusion Numericable-SFR, NDLR)», a indiqué le ministre. « J’ai noté un engagement fort de Numericable-SFR en terme d’investissements et une volonté très ferme des dirigeants de tenir les engagements qui avaient été pris et même d’aller au-delà de ce qui était prévu », a-t-il ajouté. Le retard pris devrait donc être rattrapé. C’est ce qu’affirme Numericable-SFR. « Je le prends comme un signal positif qui mérite d’être évalué et mesuré », a toutefois relativisé le ministre.

Des « réunions de chantier »

Celui-ci a fait du déploiement du très haut débit l’une de ses priorités, à tel point, qu’il a mis en place des « réunions de chantier » tous les deux à trois mois avec les « telecoms » pour surveiller l’évolution des déploiements de la fibre. En janvier prochain, il a même prévu de rendre publique une cartographie des déploiements en cours et à venir.

Cette « mise sous surveillance » des opérateurs, s’applique pour la fibre, donc les réseaux fixes, mais elle est aussi valable pour le mobile. Plusieurs dispositions ont été prises dans la loi Macron visant notamment à accélérer la couverture 2G et 3G sur certaines zones du territoire.

Il faut dire que le sujet est éminemment politique : régulièrement le ministre est interpellé par les élus locaux sur leur commune qui sont mal voir pas du tout couvertes. Les « telcoms » ont ainsi pris au printemps des engagements en couverture mobile en 2G avant fin 2016 et en 3G avant mi-2017, en totalité dans les centre-bourgs. Et ils ont promis de mettre entre 800 millions et 1 milliard sur la table pour 800 zones dîtes « prioritaires », c’est-à-dire là où à quelques centaines de mètres des centres-bourgs on n’a pas accès à l’internet et à la téléphonie mobiles. Et comme si cela ne suffisait pas, le ministre aussi fait inscrire dans la loi la possibilité pour l’Arcep, le régulateur des télécoms, de sanctionner les opérateurs qui ne respecteraient pas leurs engagements.

Les « telecoms » eux râlent qu’on leur demande toujours plus d’investissements alors que la « taxe télécoms » visant à financer l’audiovisuel public vient d’augmenter. Ils réclament des compensations. D’après nos informations, ils espèrent notamment qu’une mesure exceptionnelle d’un an, prise en avril, visant à encourager l’investissement industriel des entreprises en leur permettant de pratiquer un sur-amortissement de 40 %, puisse leur être appliquée. Le ministre n’exclurait pas de le leur accorder dans le cadre de sa loi Macron 2

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Le marché adresse un avertissement à Altice, le holding de Patrick Drahi

30 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Drahi, #sfr, #Numericable

Drahi

Drahi

Le cours de Bourse a été particulièrement chahuté ces derniers jours.

Ce n'est pas un désaveu, mais c’est un avertissement pour Patrick Drahi. Son holding Altice, maison mère de Numericable-SFR, a été particulièrement chahuté en Bourse ces derniers jours, alors que le fort endettement du tycoon des télécoms suscite des interrogations. L’action Altice a chuté de près de 10 % ces deux derniers jours à la Bourse d’Amsterdam.

Les investisseurs commenceraient-ils à douter de Patrick Drahi ? Lui qui a accumulé les acquisitions ces derniers mois (SFR, Portugal Telecom, Suddenlink, Cablevision...) jusqu’à porter sa dette à 45 milliards d’euros (selon AlphaValue), commence en tout cas à semer le trouble après avoir enivré les marchés.

Certes, le recul de l’action Altice vient d’abord du coup de froid du marché du crédit « high yield » (à haut rendement, lire également page 31). Mais, si tous les groupes endettés souffrent, cela n’explique pas tout. « On s’interroge sur la capacité d’Altice à financer ses acquisitions dans un contexte de marché qui a changé », indiquait récemment Clint Comeaux, gérant spécialiste du marché du crédit « high yield » américain chez Muzinich & Co.

Signe que certains doutent, la levée de fonds consécutive à l’acquisition du câblo-opérateur américain Cablevision n’a pas connu le même succès que d’habitude. Altice a dû réduire à deux reprises la taille d’une émission obligataire à haut rendement cette semaine, la ramenant de 6,3 milliards à 4,8 milliards. Le holding devrait ainsi être amené à relever le montant du prêt bancaire envisagé pour le rachat de Cablevision (17,7 milliards de dollars). « La levée de dette est finalisée et l’acquisition de Cablevision sécurisée sur le long terme », assure-t-on chez Altice. Les banques JP Morgan, Barclays et BNP Paribas se seraient engagées à compléter le financement, dans le cas où le groupe ne parviendrait pas à lever toute la dette attendue.

Un signal clair

En réalité, Altice a bien levé les 8,6 milliards promis pour Cablevision, mais sur certaines tranches, le holding a eu des conditions moins favorables qu’attendu en termes de taux d’intérêt et de date de remboursement de la dette. Les taux négociés vont de 5 % à 10 % et le remboursement va de 7 à 10 ans, suivant les tranches. Si cela reste convenable, jusqu’ici, Altice avait plutôt l’habitude de dicter sa loi au marché, aidé en cela par la ruée des investisseurs – pour SFR, la demande avait atteint 100 milliards de dollars pour une émission de 16,7 milliards !

« Est-ce que le modèle est pérenne ? Est-ce que Patrick Drahi est un génie? Est-ce que les baisses de coûts finiront par détériorer les actifs ? Ce sont autant de questions que se pose le marché », affirme Alexandre Iatrides, analyste chez Oddo Securities. « Le groupe arrive au bout de la logique de la dette. Le marché attend de voir ce qu’il est capable de faire sur Suddenlink et Cablevision », renchérit Jean-Michel Salvador, analyste chez AlphaValue.

Aujourd’hui, le signal du marché semble clair : il faut arrêter les achats. C’est justement ce que le directeur général d’Altice Dexter Goei a dit la semaine dernière : « Nous devons mettre en pause le rythme de nos acquisitions. » Sauf « si Cox [l’un des plus gros câblo-opérateurs américains, venait nous voir en disant que leur entreprise est à vendre »

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Patrick Drahi rachète Cablevision pour 17,7 milliards de dollars

17 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Altice, #SFR, #Numericable, #Drahi

L’annonce devrait être faite avant l’ouverture des marchés européens, ce jeudi matin.

Le PDG d’Altice, Patrick Drahi, poursuit sa conquête de l’Amérique. Le Franco-Israélien doit annoncer, avant l’ouverture des marchés ce jeudi matin, le rachat de l’américain Cablevision. L’entreprise est valorisée 17,7 milliards de dollars (dette incluse). Son acquisition représente une étape cruciale pour Patrick Drahi, qui ne cache pas sa volonté d’étendre son empire aux Etats-Unis. Il espère y générer la moitié de ses revenus à terme, contre 15% prévus d’ici à la fin de l’année. Il a déjà mis un premier pied dans le pays au printemps dernier, en rachetant 70 % du septième câblo-opérateur américain, Suddenlink.

L’acquisition de Cablevision est encore plus ambitieuse, puisqu’il s’agit du quatrième câblo-opérateur du pays. Il affiche une forte présence à New York et les états voisins (New Jersey, Connecticut, Pennsylvanie, etc). Il a réalisé un chiffre d’affaires de 6,46 milliards de dollars l’an dernier, pour un bénéfice net de 465 millions. Le groupe, dont le siège est basé dans l’Etat de New York, emploie 15.000 salariés.

Conditions de financement inconnues

Avec cette acquisition, Patrick Drahi confirme son incroyable boulimie d’acquisitions. Il conclut là sa sixième opération en un peu plus d’un an, après les rachats, coup sur coup, de SFR, Virgin Mobile, Portugal Telecom, NextRadio TV (propriétaire de BFM-TV et RMC) et Suddenlink. Au printemps dernier, il avait approché Time Warner Cable en vue d’une éventuelle acquisition. Mais Charter Communication avait raflé la mise avant lui. Tant de rapprochements pourraient déplaire aux autorités de la concurrence américaine, qui voient le marché du câble se réduire à une poignée d’acteurs. Bousculés par la concurrence (Netflix, Amazon, etc.), les acteurs historiques (Comcast, Time Warner Cable, Cox, Charter, etc.) tentent de nouer des alliances à tout va pour conserver leur suprématie sur le marché de la vidéo. «La pression pour consolider ce secteur très concurrentiel reste totale», estime John Tinker, analyste de Maxim Group.

La manière dont Patrick Drahi entend financer cette opération n’est pas encore connue. Mais elle va forcément grossir la dette déjà abyssale d’Altice. Celle-ci était estimée à près de 30 milliards d’euros au début de l’été. Altice profite de taux d’intérêt bas et d’une grande tolérance des marchés vis-à-vis de l’endettement des câblo-opérateurs. Patrick Drahi est par ailleurs connu comme un tailleur de coûts impitoyables, capable de baisser les charges pour dégager des bénéfices et rembourser sa dette. C’est ce qu’il avait déjà prouvé lors du rachat de SFR

Cours de bourse SFR/numericable et Altice en Forte baisse après cette annonce
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Les opérateurs télécoms pourraient remettre en cause le rythme de couverture des zones blanches

15 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #free, #sfr, #Numericable, #Orange, #Bouygues Telecom

Mécontents face à la hausse de la taxe pour financer l'audiovisuel, les opérateurs mettraient en balance leur engagement à couvrir les zones blanches en mobile d’ici à 2017.

La riposte ne s’est pas faite attendre. Au lendemain de l’annonce par Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, de l’augmentation de la taxe pour financer l’audiovisuel public , aussi appelée taxe « Copé », les opérateurs télécoms ont décidé de passer à l’action.

Selon nos informations, la Fédération Française des Télécoms (FFT), qui compte Orange, Numericable-SFR et Bouygues Telecom dans ses membres (mais pas Free), devait envoyer un courrier lundi ou mardi à l’Elysée, à Matignon et à Bercy pour exprimer leur colère et demander rapidement une entrevue avec l’exécutif.

Le lobby des télécoms étudierait aussi plusieurs pistes pour tenter de faire pression sur le gouvernement. Parmi elles, figure une possible remise en cause des engagements pris sur la couverture des « zones blanches » du territoire. Les quatre opérateurs avaient conclu un accord au mois de mai pour couvrir ensemble, d’ici à mi-2017, ces derniers pans du territoire où le mobile ne passe pas . A Bercy, on s’était félicité de cette signature, qualifiée d’« historique », et pour laquelle Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, avait beaucoup oeuvré.

Après l’annonce de l’augmentation de la taxe, les opérateurs n’auraient plus forcément le même allant pour remplir leurs engagements. S’estimant mal récompensés des efforts consentis, ils pourraient par exemple revoir le rythme avec lequel ils devaient initialement améliorer la couverture des zones blanches. « Les termes du contrat ne sont plus les mêmes, estime un cadre du secteur. L’exécutif s’était engagé à préserver la stabilité de la fiscalité pour que l’on puisse avoir un horizon d’investissement clair. Ce n’est plus le cas ».

Le président de la FFT, Didier Casas, avait déjà critiqué, dans nos colonnes, le « problème de cohérence de la parole publique » sur ce sujet. « L’Etat souhaite-t-il toujours que nous financions les réseaux numériques de la France de demain », s’interrogeait-il.

Sujet politique

En mettant en balance l’accord sur la couverture des zones blanches, les opérateurs viseraient un sujet très politique. La question de la fracture numérique revient régulièrement sur les bancs de l’Assemblée nationale et du Sénat. Les parlementaires sont régulièrement pris à partie par les électeurs sur les problèmes de couverture mobile et de débit Internet. « Le sujet est une priorité de l’action économique  » du gouvernement, martelait Emmanuel Macron au printemps, lors de la signature de l’accord, qui représente un investissement d’environ 40 millions d’euros par an pour tous les opérateurs.

La hausse de la taxe Copé (portée de 0,9 à 1,2 % du chiffre d’affaires des opérateurs), considérée comme marginale par le gouvernement, pourrait rapporter 70 à 80 millions d’euros à l’Etat et permettrait de combler l’impasse du financement des télés et des radios publiques

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Michel Combes prend la présidence de Numericable-SFR

27 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #Numericable

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Bouygues refuse de vendre sa filiale télécoms à Patrick Drahi

24 Juin 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Bouygues Telecom, #SFR, #Patrick Drahi, #Numericable, #orange, #free

Le conseil de Bouygues a refusé l'offre de rachat de Numericable-SFR.

Les risques d'exécution étaient jugés trop importants.

C'est non ! Réuni mardi soir, le conseil d'administration de Bouygues a décidé de ne pas donner suite à l'offre de rachat à 10 milliards d'euros de SFR sur la filiale Bouygues Telecom. « C'est un non catégorique », affirme une source proche du dossier, qui fait état d'un « sentiment d'irritation ». Le conseil a été unanime, considérant que les risques d'exécution étaient trop importants. Un sacré camouflet pour Patrick Drahi, le président de Numericable-SFR. Pour justifier leur refus, les administrateurs ont évoqué selon un proche du conseil «  un manque de sérieux » de la part de l'acheteur, et surtout «  un gigantesque risque d'exécution » lié au fait que Numericable-SFR ne pouvait s'engager sur la bonne fin de l'opération. «  L'acheteur manquant de fonds propres et finançant l'opération par de la dette, il n'était pas en mesure de garantir le deal », ajoute cette source. Le conseil d'administration de Bouygues a estimé que dans ces conditions, le risque serait nécessairement supporté par le vendeur, ce qui n'était pas envisageable.

Dans un communiqué publié mardi soir, le groupe de BTP a rappelé que «  le conseil apportait une grande attention aux conséquences de la consolidation du marché sur l'emploi ainsi qu'aux risques sociaux nécessairement liés à une telle opération ». Des inquiétudes qui avaient été mises en exergue à nouveau par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron dans la journée, à l'Assemblée nationale. Bouygues ne voulait pas non plus assumer les risques d'exécution du projet au regard du droit de la concurrence.

Le groupe de BTP justifie enfin sa décision en estimant que sa filiale bénéficie d'un avantage concurrentiel fort grâce à son portefeuille de fréquences et son réseau 4G, qui couvre plus de 70 % de la population. Pour les administrateurs, Bouygues Telecom «  a les moyens de retrouver à l'horizon 2017 une marge d'Ebitda de 25 % minimum (niveau de 2011) ».

Une offre non sollicitée

Lundi, Bouygues avait confirmé avoir reçu «  une offre non sollicitée » d'Altice, le groupe de Patrick Drahi, pour reprendre sa filiale télécoms, créée il y a une vingtaine d'années. Une filiale qui suscite depuis un an les convoitises de ses concurrents. Comment Bouygues Telecom, qui a longtemps été pour sa maison mère une véritable machine à cash, est-elle devenue une cible ? L'opérateur, qui est le grand oeuvre de Martin Bouygues, a lancé ses services en 1996. Pour s'imposer, le petit Poucet adopte très jeune une stratégie basée sur l'innovation et l'agilité, qui se poursuit encore aujourd'hui. C'est, par exemple, lui qui invente le forfait de téléphonie mobile, en 1996. Le groupe publie son premier exercice positif en 2002. Il se développe vite et passe le cap des 10 millions de clients mobiles en 2009. Mais, en 2012, sa vie bascule : c'est l'irruption de Free dans le mobile.

Avec le lancement de forfaits sans engagement, à 2 et 20 euros par mois, l'ouragan Free, qui s'appuie sur une partie du réseau d'Orange, emporte tout sur son passage, à commencer par les marges de ses concurrents. De 2012 à 2014, Bouygues Telecom accumule des pertes de 48 millions d'euros. Le contraste avec les trois exercices précédents, où les bénéfices cumulés s'élevaient à 1,3 milliard, est saisissant. Dans le même temps, le revenu moyen mensuel par abonné passe de 43 à 24 euros. «  Contrairement à Orange, SFR et Free, Bouygues ne peut pas compenser les efforts dans le mobile avec les recettes du fixe, où il est peu présent », analyse Isabelle Denervaud, Associée chez Sia Partners.

Le perturbateur du marché

A l'instar de ses deux concurrents, Bouygues Telecom a eu du mal à anticiper l'onde de choc Free. «  Il y avait un changement de modèle économique, une évolution dans l'approche et l'accompagnement des clients qu'on a mal vu venir », regrette Bernard Allain, représentant de FO chez Bouygues Telecom. Face aux difficultés, la filiale du groupe de BTP, tente de réagir. Sur le plan des économies d'abord, avec des réductions de coûts et des suppressions de postes dès 2012. Sur le front de l'innovation ensuite. Autorisé à convertir les fréquences 1.800 MHz (2G) pour la 4G, Bouygues Telecom prend un vrai avantage, avec une couverture immédiate de 60 % de la population fin 2013. De quoi espérer une revalorisation de ses offres. Un espoir vite douché par Free, qui proposera la 4G au même prix que la 3G, poussant les concurrents à s'aligner.

L'échec du mariage avec SFR l'an dernier et du passage de quatre à trois opérateurs sonne comme une rupture de plus pour Bouygues Telecom. Contraint à une nouvelle restructuration et à de nouveaux licenciements, l'opérateur se résout à vivre en solo, tout en menant la vie dure à ses concurrents. Dans le fixe, il casse les prix et réussit à augmenter de 20 % le nombre de ses abonnés en un an. Dans le mobile, il accueille une partie des déçus de SFR. «  Bouygues Telecom est devenu depuis quelques mois le véritable perturbateur du marché », résume un expert du secteur. Un rôle qu'il entend bien continuer à jouer.


 

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Orange et SFR se disputent la couverture de la France en très haut débit

29 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #fibre, #orange, #SFR, #Numericable, #zone couverture fibre

Alors qu’ils s’étaient réparti les zones à couvrir, SFR veut désormais empiéter sur le territoire d’Orange.

Dans le monde des télécoms, les sujets de dispute ne manquent pas. On en a encore eu une belle illustration la semaine dernière, entre Patrick Drahi, le patron de Numericable-SFR et Stéphane Richard, celui d’Orange. Invité à s’exprimer devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Patrick Drahi est revenu sur le plan de déploiement du très haut débit (la fibre optique dans le jargon des télécoms) en France.

Aujourd’hui, dans l’hexagone, les « cadors » de la fibre optique sont Orange et Numericable-SFR. Ils jouent un rôle moteur dans ce vaste et ambitieux chantier scruté par l’Etat, tant les enjeux politiques sont forts : il s’agit d’offrir le très haut débit pour tous, d’ici 2022. La fibre optique va permettre de transmettre des quantités de données à la vitesse de la lumière. Soit beaucoup plus vite que l’ADSL. Un plan à 20 milliards d’euros. Tout désaccord entre SFR et Orange est un sujet sensible, susceptible de retarder les travaux. Or, l’audition de Patrick Drahi a montré que leurs violons n’étaient pas encore bien accordés.

Alors qu’un accord a été signé en 2011 entre Orange et SFR pour se répartir les zones dîtes moyennement denses (celles situées à la périphéries des villes), qui comptent environ 10 millions de logements, celui-ci semble être aujourd’hui remis en cause par le second. « Je souhaite en faire plus  » que les 20 % de couverture du territoire prévus, à l’origine dans l’accord avec Orange, a ainsi déclaré Patrick Drahi, tout en assurant qu’il respecterait ses engagements initiaux. A l’origine, SFR devait couvrir 2,3 millions de logements et Orange 7,5 millions.

Coup d’avance

«Numericable-SFR est prêt à investir dans 50 % » des zones moyennement denses, a-t-il assuré, s’interrogeant : « pourquoi nous n’aurions que 10 % du territoire national et l’opérateur historique 90 % ?  ». Le fait est que l’accord en question a été conclu alors que Patrick Drahi n’avait pas encore racheté SFR. Aujourd’hui, s’il se montre plus gourmand, c’est parce que toute la stratégie de Numericable et SFR fusionnés est axée en direction de la fibre optique qui a « convaincu » Patrick Drahi « depuis plus de 20 ans ».

« Nous on dit qu’il faut déjà commencer à faire ce qui est écrit dans l’accord. SFR n’a quasiment rien commencé à déployer à ce jour, alors que nous sommes en phase d’accélération », rétorque le patron d’Orange Stéphane Richard. «L’intérêt d’Orange et des collectivités, ce n’est pas de revoir la répartition ». Celle-ci avait été décidée pour éviter la duplication de deux réseaux privés à un même endroit. A partir du moment où un opérateur déploie un réseau sur une zone donnée, tous les autres peuvent ensuite s’y raccorder. Inutile d’avoir deux infrastructures. Mais pour Numericable-SFR, l’enjeu est ailleurs : aujourd’hui il a un coup d’avance sur ses concurrents grâce à son réseau câblé qui lui permet déjà de faire du très haut débit. Alors qu’Orange accélère dans la fibre, il risque de se faire doubler.

L’hypothèse d’une remise à plat de l’accord semble toutefois difficile, car cela retarderait l’arrivée de la fibre dans les territoires. Or le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a déjà tapé du point sur la table, récemment, dans nos colonnes, appelant les opérateurs à « accélérer pour rattraper le calendrier », qui a déjà pris du retard en raison du feuilleton, l’an dernier, de la fusion Numericable-SFR

Opérateur Carte de déploiement de la fibre optique Nombre de foyers éligibles 

Zone de couverture Numericable Près de 10 millions 

Zone de couverture SFR Plus de 2 millions 

Bouygues http://www.corporate.bouyguestelecom.fr/notre-reseau/cartes-de-couverture-reseau

Zone de couverture Orange Plus de 3 millions 
Free Non communiqué Non communiqué

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Altice, un groupe boulimique encore loin de l’indigestion

20 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #altice, #SFR, #Numericable, #orange, #Bouygues Telecom

L’homme d’affaires avale proie sur proie. Mais d’après ses calculs, il a la capacité de faire plus encore.

Jusqu’où ira-t-il ? Ceux qui l’ont côtoyé de près le disent tous : Patrick Drahi, le président d’Altice (maison mère de Numericable-SFR), n’a pas de limite, c’est un empire mondial qu’il est en train de construire, et on n’a encore rien vu ! La hardiesse du personnage surprend autant qu’elle bluffe : rien que l’année dernière il a avalé coup sur coup SFR, Virgin Mobile et Portugal Telecom . Si l’on y ajoute Suddenlink Communications, l’addition commence à être salée : plus de 30 milliards d’euros dépensés en seulement quelques mois.

La folie des grandeurs ? Pas vraiment. La méthode Drahi est rationnelle : il fait porter la dette sur les actifs rachetés, et table sur le cash flow délivré pour rembourser. Risqué ? Oui, car il faut être certain de générer l’Ebitda nécessaire au remboursement des banques chaque année. En clair, en cas de retournement économique, Patrick Drahi aurait du souci à se faire. Mais l’homme d’affaires, réputé pour ses montages financiers, ne laisse rien au hasard. Dans le cas du rachat de SFR, par exemple, la plus grosse opération de l’histoire d’Altice, il a contracté une dette long terme, le premier anniversaire de remboursement étant fixé à mai 2019. D’ici là, il ne paye que les intérêts. Il a aussi pris soin de négocier la quasi intégralité de la dette à taux fixe. Cela lui a coûté un peu plus cher, mais c’est le prix à payer pour s’offrir une certaine tranquillité.

A qui le tour ?

Globalement, la logique est simple : plus il fait des acquisitions, plus il s’enrichit et donc, plus il accroît sa capacité à rembourser ses dettes. A ce compte-là, on peut acheter sans limite ! Le seul verrou, c’est le ratio dette nette / Ebitda. La dette nette de Numericable est « capée » (plafonnée) à quatre fois son Ebitda, et à cinq fois pour Altice. La mère peut donc plus que la fille. Avec Suddenlink , la dette d’Altice a progressé de 0,2 point, atteignant 4,9 fois l’Ebitda : il n’est donc plus question de charger la bête. Il reste en revanche une marge de manoeuvre pour la fille, Numericable, dont la dette atteint 2,9 fois l’Ebitda. C’est ce qui fait dire à Dexter Goei, le bras droit de Patrick Drahi chez Altice, que l’opération Suddenlink « n’impacte en rien la capacité du groupe à procéder à d’autres acquisitions en Europe ».

Dès lors, à qui le tour ? Tous les regards sont tournés vers Bouygues Telecom, qui n'est pas à vendre, mais pour lequel Patrick Drahi n’a jamais caché son intérêt. Aussi incroyable que cela puisse paraître et si l’on s’en tient au discours des dirigeants d’Altice, le groupe pourrait ainsi très bien gérer en même temps quatre opérations : l’intégration de SFR dans Numericable, le rachat de Portugal Telecom (pas encore finalisé), celui de Suddenlink, plus une autre opération.

Augmentation de capital

« Après Suddenlink, la consolidation d’une partie du câble aux Etats-Unis ferait sens, au fur et à mesure de la baisse de la dette d’Altice », juge Vincent Maulay, analyste chez Oddo Securities. Réduire la dette pour les équipes de Patrick Drahi, ce n’est pas un problème : ce sont les spécialistes de la réduction de coûts. Il n’y a qu’à voir le travail fait sur Numericable fin novembre : en trois mois, le groupe a dégagé 200 millions de synergies soit, s’il tient cette cadence, un rythme annuel de près de 800 millions, contre un objectif de 1,1 milliard à horizon 2017 !

L’Ebitda renfloué, la dette peut baisser. Et tous les rêves sont permis : y compris celui consistant à racheter une proie plus grosse que soit, comme le géant Time Warner Cable avec qui Altice aurait commencé à échanger. 44,5 milliards de dollars de capitalisation boursière, contre 30 milliards pour Altice. Mais rien ne semble effrayer Patrick Drahi. Au besoin, Altice pourrait aussi procéder à une augmentation de capital, quitte à ce que ce dernier soit un peu dilué dans le capital, dont il détient aujourd’hui 60 %. Ce n’est pas un tabou.

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Création de la société Fibre de France en Avril

29 Mars 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Fibre optique, #Free, #SFR, #Numéricable, #Orange, #Bouygues Telecom, #Fibre, #Fibre de France

Les 4 plus grands du secteur de la téléphonie ont décidés de mettre en commun leurs forces.

Le 1 avril Orange, SFR numéricable, Bouygues télécom et Free vont créer une société commune Fibre de France pour objectif 100 % du territoire fibré en 2025

Démocratiser l’accès à Internet relève une des priorités politiques .. Et quand le sujet est abordé, la fibre optique pour tous apparaît comme une solution d'avenir qui va sortir la France de la crise économique.

Il y a deux ans, en plein débat sur la création de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, le Conseil constitutionnel affirmait que l’accès à Internet est un droit fondamental. Mais tous les Français ont-ils accès à Internet? La réponse est non.

Il existe des «zones blanches» où les habitants n’ont pas la possibilité d’accéder à Internet aussi facilement qu’en ville. Pour eux, il existe deux solutions: d’une part, les initiatives locales financées par des opérateurs privés et les collectivités territoriales (aidées très modestement par l’État) ; d’autre part les FAI par satellite ou WIMAX comme alternatives de désenclavement numérique. Si le simple fait qu’elles existent est remarquable, leur réalité économique ne permet pas la péréquation nationale.

Les milieux politiques de tout bord ont décidés de donner un coup d’accélérateur au haut débit en France
D’abord l’échéance à laquelle la France doit être couverte par te très haut débit (fibre, câble ou autre) financièrement accessible. Selon les propositions, cette date s’échelonne de 2017 (front de gauche) à 2025 (Plan France Numérique). en passant par 2020 (UMP) ou 2022 (PS). D’autres préfèrent ne pas se prononcer. Et c’est certainement le plus raisonnable, car certaines estimations plus réalistes parlent de 2030.

Contrôler les tarifs. Quelques propositions de candidat se recoupent: création d’un organisme d’État chargé de financer et de piloter les projets dans les zones peu ou moyennement denses; réalisation d’un cahier des charges à destination des opérateurs pour les inciter à investir partout en France (même là où ce n’est pas rentable), quitte à sanctionner les récalcitrants; et soutien des collectivités territoriales aussi bien financier que législatif. Reste à trouver … l’argent. Les candidats s’accordent également sur le fait qu’il sera nécessaire de contrôler les tarifs, notamment dans les zones très peu rentables. Car tous sont attachés à la péréquation des prix.

En effet, le groupement Fibre de France a décider de mettre des forfait ADSL sur ligne dégroupée est moins cher que sur ligne non dégroupée. Des tarifs base à 10 € / mois pour un accès Internet seul pour les personnes ayant un revenu modeste (bénéficiaires du RSA). Les opérateurs seront libre de fixer le prix, il s'étaleront de 30 € à 150 € en fonction de débit et des prestations demandés par les abonnées.

Les zones industrielles seront privilégiées pour que les entreprises accélèrent leur passage au tout numérique. Le gouvernement a donné comme objectif fin 2017.

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Création de la société Fibre de France en Avril
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