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Informatique et télecoms

Apple : pourquoi la capitalisation boursière a fondu

5 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom

 

Depuis le 20 juillet, l’action du groupe de Cupertino a perdu 13,2%. Explications.

Simple trou d’air ou tendance baissière durable ? Depuis un peu plus de deux semaines, l’action d’Apple est chahutée à Wall Street et s’est dépréciée de 13,2%, réduisant la capitalisation boursière de la firme à la pomme de près de 777 milliards de dollars à quelque 675 milliards. Comme le soulignait l’agence Reuters mardi, le titre a enchaîné cinq séances consécutives de baisse, une première depuis le mois de février.

L’action a connu un premier coup dur lors de la publication des derniers résultats trimestriels du groupe de Cupertino alors que chiffre d’affaires et rentabilité étaient plus élevés qu’attendus. L’explication ? La gamme de smartphone représente 63% des revenus d’Apple.

Résultat, tous les observateurs ont les yeux rivés sur les chiffres de ventes et le moindre contre-coup ou signe de faiblesse est sanctionné, manu militari, en Bourse. Le 20 juillet, Apple a annoncé avoir écoulé plus de 47 millions de smartphones d’avril à juin, soit une hausse de près de 35% sur un an .

 
Doutes sur l’Apple Watch

Mais cela représentait aussi une baisse de 22% par rapport au trimestre précédent. Et ce volume était également moins élevé que les 49 millions pronostiqués par les observateurs de Wall Street. Sans compter que Tim Cook a fait savoir que les revenus du trimestre en cours seraient inférieurs de 1 à 2 milliards aux projections des analystes financiers.

Commercialisée fin avril, l’Apple Watch était l’autre attraction de ces résultats trimestriels. Une attente à laquelle la firme de Cupertino a répondu en ne divulguant aucune donnée sur les volumes de ventes , entretenant les doutes son sujet alors que le marché attend toujours « The Next Big Thing » qui sera capable d’être un réel relais de croissance aux smartphones du groupe.

Perte de leadership en Chine

Depuis, les mauvaises nouvelles n’ont fait que se succéder. La semaine dernière le cabinet IDC a souligné que les ventes de l’iPad avait dégringolé de 17,9% sur un an , alors que le marché reculait de 7% et enregistrait sa troisième chute trimestrielle consécutive.

Ce lundi, Apple a aussi perdu le leadership en Chine et s’est fait doubler par Xiaomi et Huawei dans le secteur des smartphones. Même si ses ventes ont augmenté de 85% sur un an, les observateurs s’inquiètent de ce recul, au niveau des parts de marché. Mais aussi et surtout de sa saturation alors qu’il a tiré la croissance du groupe lors des trimestres précédents et qu’ Apple y vend aujourd’hui plus d’iPhone qu’aux Etats-Unis .

Un ralentissement sectoriel qui se double d’inquiétudes macroéconomiques concernant le pays qui peine à relancer la consommation. «  On le voit aussi avec BMW et Toyota , il existe une crainte que les produits de luxe et /ou premium s’y vendent moins bien », souligne Leslie Griffe de Malval, analyste et gérant chez Fourpoints.

 
Bank of America abaisse sa recommandation « d’acheter » à « neutre »

L’établissement bancaire a annoncé ce mercredi avoir abaissé sa recommandation sur la firme à la pomme « d’acheter » à « neutre » et réduit de 142 à 130 dollars son objectif de cours. Bank of Amercia a notamment justifié sa décision en soutenant que si, concernant l’action du groupe de Cupertino, « l’opportunité à long terme reste significative, nous (la banque) anticipons (e) une pression, à court terme, sur le titre ».

L’iPhone 6S bientôt en piste

Pour couronner le tout, un analyste de chez Bernstein Research a assuré, le week-end dernier, qu’un fournisseur majeur de la firme de Cupertino était soucieux concernant la première smartwatch du groupe. La raison ? le volume de production serait inférieur à 2 millions par mois et ne lui permettait pas d’atteindre son seuil de rentabilité . Ce qui indique que les ventes devraient être inférieures à 20 millions sur 2015, loin des prévisions avant son lancement.

Résultat, l’« l’iPhone-dépendance » du groupe est plus que jamais de mise et soulève des interrogations alors que l’iPhone 6S et l’iPhone 6S Plus sont attendus pour septembre . « Cela ne sera pas un nouveau modèle comme l’iPhone 6, mais plus une évolution de celui-ci. Il existe une crainte que la comparaison soit difficile et les ventes moins hautes même si Apple fait valoir qu’une grande partie de son parc de clients n’a pas renouvelé son appareil dernièrement et ne devrait plus tarder à le faire », note Leslie Griffe de Malval. La course vers la capitalisation boursière à 1.000 milliards de dollars semble mal embarquée mais rien n’est encore joué.

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